Semaine du 9 au 15 novembre 2016 - Numéro 1150
A quand la fin des factures exorbitantes ?

Sally Gamal, Le Caire.

Une de nos lectrices nous parle de ses difcultés à payer ses factures d'électricité, de gaz et d'eau.

La hausse des factures d’électricité, de gaz et d’eau sont des sujets récurrents ces derniers temps. Un appel a été lancé sur Internet pour la réduction des prix, surtout de l’électricité et du gaz. Ce n’est pas la première fois qu’un tel appel soit fait sur le Net. Avant même la hausse récente des prix, un appel avait exhorté les citoyens à ne pas payer leur facture l’électricité à cause de la mauvaise qualité du service, car les coupures incessantes endommagent fortement les appareils électroménagers.

Ce genre d’initiative montre bien le ras-le-bol général des citoyens, qui tentent de trouver des moyens pour faire pression sur les compagnies d’électricité, de gaz et d’eau. Mais malgré ces efforts, qui n’ont pas eu de gros impact, parce que l’initiative n’a pas été suivie par assez de personnes, rien n’a changé. Où sont les droits des citoyens ? Où est la justice sociale ? Je me le demande. Face à l’augmentation constante des prix de tous les services publics, les salaires, eux, ne bougent toujours pas. Cette situation va bientôt devenir intenable. Personnellement, j’ai pris la décision de ne pas payer ma facture de gaz. Le mois dernier, elle était de 300 L.E. sachant que j’utilise le gaz uniquement pour cuisiner et que tous les autres appareils fonctionnent à l’électricité. J’espère qu’un jour les responsables prendront conscience de la gravité de la situation et trouveront les solutions à nos problèmes. 


La mort nous poursuit …

Aly Mamdouh, 6 Octobre.

J’en ai marre de parler de ce sujet mais je n’ai pas le choix, puisque la situation perdure. L’accident d’un microbus faisant le trajet du 6 Octobre vers le centre-ville a encore fait 10 morts et des dizaines de blessés. Tous les jours, de graves accidents de la route ont lieu, et les problèmes de circulation s’aggravent. Il est inacceptable que l’action de la part des services publics pour résoudre ces problèmes soit toujours au point mort. Tous ceux qui sont obligés de conduire dans les rues égyptiennes savent à quel point se déplacer est dangereux et chronophage.

Tout le monde a oublié le code de la route. Personne ne met la ceinture, personne ne respecte les feux, ni même les piétons, et bien sûr, personne ne respecte les limitations de vitesse. En plus, les agents de police ne font pas grandchose. Les spécialistes doivent trouver des solutions radicales pour résoudre enfin cet éternel problème. Car il ne suffit pas de poser des pancartes indiquant les limitations de vitesse pour que quelque chose change. 


Notre image face au monde

Adly Mahmoud, Port-Saïd.

Personnellement, je pense que l’Egypte devrait aujourd’hui ouvrir de nouvelles chaînes satellites en anglais et en français, et je dis cela en tant que citoyenne fidèle à son pays. Ce n’est pas seulement un appel fait aux responsables qui dirigent notre pays, il est aussi destiné aux hommes d’affaires qui possèdent quelques chaînes satellites. Je pense qu’il est temps que nous réfléchissions à l’image que le monde a de nous et de notre discours à l’étranger.

Il faut que nous nous donnions les moyens de créer un nouvel espace d’échange, notamment avec l’Occident. J’espère que tous ceux qui travaillent dans les médias penseront à la création de chaînes satellites égyptiennes en langues étrangères. Je pense qu’une telle initiative nous aidera à mieux nous faire comprendre de la part des pays étrangers. A travers des émissions d’analyses de différentes tendances et couleurs politiques faites par des Egyptiens en langues étrangères, les clichés sur l’Egypte pourraient enfin changer.