Semaine du 21 au 27 septembre 2016 - Numéro 1143
Nos enfants méritent plus d’intérêt

Farouq Mahmoud, Port-Saïd.

A l'occasion de la rentrée scolaire, un de nos lecteurs lance un appel au ministre de l'Education pour le respect envers nos écoliers et lycéens.

A l’occasion de la rentrée scolaire, j’espère un contrôle sérieux des enseignants et des écoles pour garantir la mise en application d’un système éducatif rénové. Le dossier du développement de l’enseignement en Egypte est l’un des plus importants à être traités en urgence, et le statut des professeurs mérite toute l’attention. A mon avis, si le gouvernement leur accorde plus de respect et d’importance, cela les encouragera à améliorer leur performance en classe. En outre, le ministère doit réduire le nombre d’élèves dans les classes pour faciliter le processus éducatif. Le problème est très préoccupant.

Les leçons particulières sont devenues quasi obligatoires, notamment dans les écoles gouvernementales. Elles permettent aux professeurs d’améliorer leur situation financière. Leurs salaires sont très médiocres et ne suffisent pas à répondre aux besoins essentiels de leurs familles. Le nombre d’élèves dans les classes dépasse parfois 60 dans les écoles publiques. Ce qui ne permet plus aux élèves de comprendre les cours. Nos enfants méritent un environnement plus stable au niveau de l’enseignement, et pour cela je souhaite que les responsables réfléchissent bien avant de mettre un plan d’éducation en place. 


Prendre l’avenir en main

Ahmed Al-Masry, Al-Cheikh Zayed.

Avec la guerre qui a éclaté en Syrie, beaucoup de Syriens sont venus vivre en Egypte, pays de la paix. Les Syriens sont comme nous, leurs habitudes et coutumes sont pareilles aux nôtres. Ils sont amicaux, sympathiques. En Egypte, ils ont ouvert des pâtisseries, restaurants, fast-foods car ils sont doués pour cuisiner. Ainsi ils ont créé des emplois, alors que nos jeunes se plaignent toujours de ne pas trouver de travail.

J’habite à Al-Cheikh Zayed, dans la cité du 6 Octobre, et au début, j’ai cru à l’augmentation du chômage dans ma cité à la périphérie du Caire à cause des Syriens. Mais aujourd’hui, je dois m’excuser : je suis certain qu’ils ne sont pas derrière ce phénomène. Ce sont nos jeunes qui ne veulent pas travailler. Et c’est là que réside le problème. C’est un problème de culture. Il est urgent que nos jeunes se réveillent pour prendre leur avenir en main. 


La femme mérite plus que de l’or

Fatma Hassan, Nouveau Caire.

Pour ou contre la chabka ? C’est un sujet qui mérite d’être discuté. La chabka, c’est l'une des traditions sociales que beaucoup de jeunes hommes veulent supprimer à cause des forts prix de l’or. Je suis contre cette suppression, car la chabka est un signe d’amour et de respect envers la femme. Et c’est peut-être le seul cadeau que l’homme peut faire à sa femme, car après le mariage, le couple a beaucoup de responsabilités. La décision du mariage n’est pas facile, surtout pour la jeune femme. Elle peut être certaine que la grande partie de la responsabilité reposera sur elle car l’homme a une nature différente. Il n’aime pas se sentir contrôlé par des responsabilités. En fait, la plupart des hommes se déchargent de leurs responsabilités en apportant de l’argent au foyer. L’homme n’a pas la capacité de donner plus que cela.

D’un côté, la femme éduque ses enfants, travaille, fait la cuisine, conduit sa voiture pour emmener ses enfants à l’école et au sport et, d'un autre, elle doit s’intéresser à son apparence ... sans compter évidemment son mari et ses nécessités, les mots doux, etc. Après tout cela, la femme se voit contrôlée par son mari. Nous sommes dans une société de l’inhibition féminine. Pour tout cela, la femme mérite la chabka