Semaine du 29 juillet au 4 Août 2015 - Numéro 1086
La calamité du harcèlement sexuel

Imane Ahmad, Le Caire.

Une de nos lectrices s'exprime sur le phénomène du harcèlement sexuel dans les rues qui, pour elle, porte atteinte à la réputation de l'Egypte.

Le harcèlement sexuel est malheureusement devenu un phénomène quotidien dans notre pays. Mais quelle est la cause de ce phénomène et pourquoi s’est-il propagé de cette façon ces dernières années ? A mon avis, les causes sont nombreuses. D’une part, c’est la corruption, la pauvreté, la drogue et d’une autre part, c’est la détérioration du niveau de l’éducation.

Désormais, pour les femmes, il est très difficile de sortir pendant les fêtes. On dirait que c’est la fête du harcèlement. Les harceleurs se comportent avec les femmes comme si elles étaient des proies à dévorer. Le gouvernement a adopté une loi stipulant que le harceleur soit condamné à un an de prison et une amende de 10 000 L.E. (1 300 dollars). Mais ce n’est pas suffisant, il faut trouver des solutions plus efficaces pour éliminer ce phénomène catastrophique qui a énormément nui à la réputation de notre pays, assimilé à une jungle. L’Egypte a offert au monde sa première civilisation. Une civilisation âgée de 7 000 ans, tandis que les pharaons ont appris la culture au monde entier. Il est temps de remettre le pays sur les rails du respect. Et celui de la femme en particulier.

 


Retour des marchands Ambulants

Dina Abdallah, Le Caire.

Le problème des marchands ambulants va-t-il trouver une solution effective ? Sont-ils vraiment des victimes ? Pourquoi le gouvernement ne les aide-t-il pas à trouver des boutiques à un prix convenable ? Ces boutiques doivent se trouver dans des lieux très animés puisqu’aucune des solutions proposées n’a présenté cette condition. Il est vrai que le gouvernement a lancé une campagne pour les faire partir des places et des rues principales qu’ils occupent, aggravant le problème de la circulation, alors que la plupart d’entre eux sont des baltaguis (hommes de main). En plus, il n’est pas logique que ces vendeurs occupent même les trottoirs et entravent la circulation des piétons. Je suis satisfait de cette campagne du gouvernement, mais malheureusement, ces marchands sont revenus dans les mêmes rues et places sans aucune surveillance. Les responsables veulent résoudre ce problème, mais ils n’ont pas bien étudié la solution.

 


L'enfer dans les rues du Caire

Moustapha Ismaïl, 6 Octobre.

A nouveau, dans cette rubrique, je lanceun cri d’alarme sur l’éternel problème de la circulation au Caire. Là, il ne s’agit plus des bouchons que forment les voitures, mais aussi des motos qui circulent dans les rues. Avant de prendre la décision de sortir faire une course, je réfléchis 2 ou 3 fois car je ne sais pas ce qui m’attend dans la rue. N’est-il pas temps de régler ce problème grave dont souffrent le pays et les citoyens quotidiennement ? Nous possédons de nombreux experts capables de régler définitivement ce casse-tête. Tous les problèmes ont des solutions, pourquoi pas celui-ci ? Pourquoi ne pas profiter des expériences des autres pays ? Il est plus que jamais temps de résoudre ce problème crucial dont dépend le futur de tout un pays. Un autre problème, qui n’est pas moins important : lors de la saison estivale, les accidents se multiplient pour non-respect du code la route et inconscience des conducteurs. Là aussi un important travail de sensibilisation est à mener en urgence !