Semaine du 3 au 9 juin 2015 - Numéro 1078
Principes partis en fumée

Abir Ismaïl, Guiza.

Une de nos lectrices s'indigne de l'interférence gouvernementale dans les émissions des chaînes de télévision privées qui s'écartent de la ligne politique ofcielle.

Rim Magued, une des animatrices des chaînes satellites rendue célèbre lors de la révolution du 25 janvier 2011, a pris la décision lors de la révolution du 30 juin 2013 de quitter le petit écran. Tout comme un bon nombre d’animateurs tels que Yousry Fouda. D’autres ont décidé de modifier leurs émissions politiques, comme Mona Al-Chazli, estimant que la ligne éditoriale de leurs chaînes ne convient pas à leurs idées.

Mais deux ans après, Rim Magued a décidé de revenir sur le petit écran avec un nouveau talk-show Gamea Moänas Salem (féminin pluriel). Cette émission est diffusée par la chaîne satellite ONTV en coopération avec la chaîne satellite DW allemande.

C’est un programme éloigné de la politique, mais en même temps, il parle des femmes travailleuses et comment elles affrontent leurs difficultés quotidiennes.

Malheureusement, après la première émission, on a décidé d’arrêter sa diffusion. Pourquoi ?

Parce ce qu’elle y a présenté une journaliste ayant pris des photos de la violence pendant la révolution de 2011, et le sitin des Frères musulmans dont celui de Rabea. Evidemment, cette émission ne plaît pas au gouvernement. Mais la chaîne satellite DW a annoncé qu’elle allait poursuivre sa diffusion jusqu’à ce qu'une solution soit trouvée. Comment ce genre de décision est-il possible après deux révolutions ? Un des principes des deux révolutions était pourtant la liberté d’expression ! Tout est parti en fumée. Quel dommage !

Comment et quand irons-nous vraiment dans le sens de la démocratie ?


Le plus beau pays du monde

Noha Hamdi, Port-Saïd

J’ai lu dans les journaux qu’un village égyptien nommé Kafr Wahb a été choisi comme l’un des plus beaux villages du monde par l’Unesco grâce aux efforts personnels de ses villageois vers le développement.

Ce village est situé dans le gouvernorat du Ménoufiya (Delta). Ce n’est pas la première fois que ce village reçoit des récompenses. Je suis fière d’avoir dans mon pays un village de cette qualité. Et j’espère que tous les villages de tous les gouvernorats d’Egypte auront le même avenir. Pourquoi ce village mérite ces récompenses ?

Parce que ses habitants ont participé au développement du village sans aucune aide du gouvernorat. Ils ont payé de leurs poches. Ils ont pris la décision de planter des arbres devant chaque maison pour que ces arbres absorbent les eaux usées, une solution pour pallier le manque de réseaux de drainage dans ce village. Même les rues de ce village ont été goudronnées et sont propres et bien éclairées la nuit grâce aux efforts des habitants. Ils ont mené beaucoup d’activités dans ce village en commençant par le centre sportif des jeunes, le centre des femmes, le kottab pour apprendre aux petits le Coran, et la salle de sport pour tous.

Si tous les villageois pouvaient suivre cet exemple, les villages d’Egypte seraient d’une grande beauté et l’Egypte serait le plus beau pays du monde.