Semaine du 13 au 19 mai 2015 - Numéro 1075
Faire avec la hausse des prix

Farid Hassan, Le Caire.

Un de nos lecteurs lance un appel au ministre de l'Approvisionnement pour qu'il applique la décision prise récemment, concernant le prix des fruits et des légumes.

Le ministre de l’Approvisionnement a récemment lancé un appel aux vendeurs de fruits et légumes pour qu’ils arrêtent de hausser les prix de manière aléatoire, sous peine de leur imposer des prix unifiés. Mais les jours passent et l’appel du ministre n’a toujours pas été suivi. S’agit-il d’une décision comme les autres qu’on annonce en grande pompe mais qui ne se concrétisent jamais ? Pour appliquer une telle décision, il faut la coopération de plusieurs secteurs officiels.

Il faut noter que la pauvreté en Egypte a été accentuée ces dernières années par une insécurité alimentaire. Face à la hausse des prix, les familles tendent à s’adapter en évitant les produits les plus chers. Le résultat est moins de diversité alimentaire et plus de problèmes de santé. A vrai dire, l’avenir des pauvres dans notre pays ne semble pas rayonnant. Il faut multiplier les réseaux de coopération et d’entraide sociales pour faire face aux effets négatifs de la cherté de la vie.

(Photo : Mohamad Abdou)


Soyez toujours belles …

Nahla Farid, Alexandrie.

Pourquoi avant le mariage beaucoup de jeunes femmes sont toujours bien maquillées, vont chez le coiffeur trois fois par semaine, s’habillent à la mode et sont prêtes à mourir de faim pour garder la ligne et font tout pour être « belles » ? Une fois mariées, celles qui ne sont pas voilées optent pour le port du voile et toutes, voilées ou non, commencent à gagner du poids. Quel est le lien entre mariage, voile et obésité ? Pourquoi les jeunes femmes changent-elles ainsi de comportement ? On dirait qu’avec le mariage ces jeunes femmes atteignent leur objectif ultime ! 


Cumuler les jobs, un choix ?

Nahla Mostafa, Alexandrie.

 Quoi qu’on dise de la qualité de l’enseignement, je pense que les diplômes égyptiens correspondent au besoin du marché. En fait, tout système éducatif a des inconvénients et des avantages. Dans la plupart des cas, ce qui entrave la productivité et la rentabilité dans la vie active a moins à voir avec la valeur du diplôme qu’avec la discipline de son titulaire : respect des horaires de travail, dévouement et méticulosité. Or, la crise économique ne permet pas à la plupart des gens de s’adonner complètement à leur travail, parce qu’il s’agit souvent de cumul de jobs, avec un minimum de temps et d’effort.