Semaine du 17 au 23 septembre 2014 - Numéro 1042
Apprendre différemment

Mona Hassan, Le Caire.

Plusieurs de nos  fidèles lecteurs défendent leur point de vue sur l'enseignement en Egypte, en posant les grands défis de la rentrée scolaire et universitaire

Dans quelques jours, c’est la rentrée scolaire. Mais une chose me désole : je vais retrouver une école en très mauvais état. Les classes sont surchargées, les chaises et les bancs délabrés. Les professeurs sont de moins en moins qualifiés. Alors, beaucoup de questions me viennent à l’esprit : notre gouvernement s’estil bien préparé à notre rentrée scolaire ? Allonsnous avoir de nouveaux établissements ? Le système éducatif connaîtrat- il un jour une révolution dans notre pays ? Va-t-on nous apprendre à réfléchir au lieu d’apprendre par coeur ? Et puis, le plus gros problème de cette rentrée est la quasiobligation de prendre des cours particuliers avec ces mêmes enseignants pour réussir les examens. Nous avons réellement besoin d’une vraie révolution éducative pour assurer un bon avenir pour notre pays l’Egypte.

 


L’état des Universités

Ahmad Hassan, Guiza.

Les universités font peur pour la scène politique égyptienne. Pourquoi ? Parce que dans ces universités, les jeunes sont facilement influencés politiquement. Je pense qu’il est grand temps qu’une séparation claire et nette soit faite entre les jeunes et la politique.

Avec la prochaine rentrée, les jeunes doivent oublier leurs différends politiques dans les universités. C’est impératif. Des avertissements suivis de sanctions doivent être mis en place. Beaucoup de nos locaux ont été partiellement détruits lors des événements troublés dans notre pays, et maintenant, nous devons trouver l’argent nécessaire pour reconstruire. Je crois que nous avons besoin de construire de nouvelles universités qui ne soient pas trop chères et qui offrent en même temps une bonne formation. Les universités doivent aussi rapprocher les besoins du marché du travail.

 


Le scandale des coûts dans le privé

Emad Mina, Le Caire.

Je trouve que les chefs des établissements privés sont devenus de véritables monstres. De son côté, le ministre de l’Education ne cesse de déclarer que l’augmentation des frais de scolarité a des limites, et que les parents ne doivent pas céder aux chantages des chefs des écoles privées.

Malheureusement, il existe encore des chefs d’établissements qui se permettent des hausses sans aucune réglementation. Pourquoi ? Parce qu’ils font du commerce et non de l’enseignement. Alors, quel sort réserve le ministre à ces chefs d’écoles privées qui sans cesse cherchent de nouveaux moyens de vider les poches des parents? Nous voulons offrir à nos enfants une bonne éducation, mais sans exploitation financière.

Qu’il s’agisse des fournitures, uniformes, transport, ces écoles font tout pour augmenter les prix, ne craignant aucune sanction gouvernementale. Je pense que punir sévèrement une école ou deux pour avoir augmenté leurs frais sans raison sera un très bon exemple pour les autres.