Semaine du 13 au 19 août 2014 - Numéro 1037
Notre identité perdue

Racha Aly,Alexandrie.

Une de nos lectrices aborde la question duchangement de l'attitude quotidienne desEgyptiens et espère des temps meilleurs. Pourquoi lelangage desEgyptiens a-tiltellement changé ?Changement decaractères, d’attitudes ...Je crois que nous avonsperdu un peu de notreidentité. Nous laissonstomber tout ce qui estbeau pour le remplacerpar du laid. Nous avonsperdu notre art de vivre. Achaque fois que je regardeun ancien film égyptien,je me demande pourquoinous ne vivons plus danscette époque. C’était untemps où les gens, surtoutles filles, marchaientlibrement dans la rue,avec de courtes jupes etde belles robes. Il n’étaitpas normal de trouverdes cas de harcèlement,c’était un comportementqui ne ressemblait pas à lasociété.Maintenant, les barbesse sont multipliées dansles rues. Les harcèlementsont beaucoup augmenté,de même que les crimessexuels. En d’autrestermes, l’image quidomine la sociétéaujourd’hui n’indiquepas que c’est une sociétévertueuse. Les genss’attachent de plus enplus à la religion de façonsuperficielle au lieu devivre la vraie foi. Dansquelques années, peut-êtreque la société réaliseraque ce que nous vivonsmaintenant était un pasen arrière. Elle réaliseraque ces jours-ci étaientune époque obscure quel’Egypte a traversée. Jecrains aussi qu’à cause decette époque, beaucoup depersonnes ne s’éloignentensuite de la religion enraison des comportementsdits « religieux » observésen ce moment


Respecter les Egyptiens

Abdallah Mahmoud,Al-Cheikh Zayed.

 

L’augmentation duchômage dans lequartier de CheikhZayed, à la ville du 6Octobre, à cause des Syriensest grave. Quand la guerre aéclaté en Syrie, beaucoupde Syriens sont venus vivreen Egypte. Et ils ont préférés’installer dans la ville du6 Octobre, car c’est un lieucalme et moins cher que lesautres quartiers. C’est vraiqu’ils sont sympathiques,mais cela ne leur donne pasle droit de prendre le travaildes Egyptiens. Ajoutonsaussi que les propriétairesde magasins préfèrentfaire travailler les jeunesfilles syriennes plutôt queles Egyptiennes, « parcequ’elles sont plus belles ».Il faut aussi rappeler queles Syriens qui vivent enEgypte ont participé à desmanifestations pro-Morsicontre les Egyptiens etl’armée égyptienne, et qu’ilsont traité les Egyptiens avecviolence. Je lance un appelaux Syriens : « Acceptez ledroit de chacun en Egypte ».Surtout que l’Egypte leura beaucoup donné et leuroffre une vie meilleure. Ilsont aussi une école dans laville du 6 Octobre, réservéeaux Syriens, où leurs enfantssuivent les programmesofficiels de Damas.La décision de construirecette école a été prise sousle président déchu Morsi,qui a déclaré que les Syriensdevaient être traités commeles Egyptiens.C’est peut-être pour celaqu’ils sont fidèles à Morsi.Mais ils ne doivent pasrefuser la volonté desEgyptiens.


La souffrance de la circulation

Naglaa Hassan,Nouveau Caire.

Permettez-moi chers lecteurs devous parler de la circulation routièreet d’exprimer ma colère envers ceproblème. Chaque jour, il s’aggrave de plus en plus.Pourquoi, avec tous les spécialistes que comptel’Egypte n’arrivons-nous toujours pas à trouverles solutions nécessaires ? Il est inacceptable quedans un grand pays comme le nôtre, le problèmereste à ce niveau de gravité. Ceux qui conduisentdans nos rues connaissent la souffrance que nousvivons chaque jour pour se déplacer en voiture.Tout le monde souffre, même ceux qui utilisent lesmoyens de transport. J’ai commencé à conduire ily a trois ans, je me sens en guerre à chaque fois queje prends ma voiture pour sortir avec mes enfantsou aller au bureau. Là, au centre-ville, c’est unmiracle que je puisse m’y garer. La catastropheest que tout le monde a oublié le code de la route.Personne ne met la ceinture, personne ne respecteles feux, personne ne respecte la vitesse maximale.Tout cela sans police pour sanctionner. Nousdevons tous savoir que beaucoup d’accidents sontla conséquence de la mauvaise circulation. Faceà cela, nous devons donc réagir pour diminuerl’ampleur de cette éternelle crise.