Semaine du 16 au 21 avril 2014 - Numéro 1021
Electricité : des solutions, et vite !

Nadine Solimane, Le Caire.

 Une de nos lectrices s'exprime sur un problème quotidien qui empoissonne la vie des Egyptiens : les coupures d'électricité qui frappent l'ensemble du pays.

 Permettez-moi d’exprimer ici ma colère ainsi que celle de beaucoup de citoyens égyptiens sur ce tracas quotidien : les coupures d’électricité. Nous sommes tous exaspérés par leurs fréquences qui en plus endommagent les appareils électroménagers dans les foyers.

Comment et pourquoi continuons-nous à subir ces coupures qui nous touchent tous dans tous les quartiers, dans tous les gouvernorats du pays ? Les coupures d’électricité durent des heures, c’est inadmissible ! Et l’aggravation de la crise est un très mauvais signe à l’approche de l’été. Quelle est donc la solution ? Que fait notre gouvernement ? Il doit absolument trouver une solution à long terme. C’est vrai que les Egyptiens ont une toute petite part de responsabilité, avec leur consommation irrationnelle du courant électrique. Mais il n’empêche que c’est au gouvernement de trouver des solutions comme par exemple le recours à l’énergie solaire et éolienne.


Message au nouveau président

Wael Fekri, Guiza.

 J’ai un message pour le futur président d’Egypte. Monsieur le président, votre responsabilité est lourde et repose sur divers aspects. La sécurité a disparu pour les Egyptiens, la confiance est perdue entre les organismes de l’Etat et le peuple, la dignité de l’Egyptien est perdue tout comme la justice. Pourtant, je veux dire qu’il n’y a aucune différence entre un riche et un pauvre, chacun a son rôle dans notre société, tout le monde est égal devant la loi. Il n’y a pas de différence entre président et citoyen, entre homme et femme, entre musulman et chrétien, entre gauchiste et quelqu’un de droite.

Il faut aussi faire attention aux jeunes, car ils représentent l’énergie de ce pays, et il faut que les jeunes ressentent qu’ils peuvent faire quelque chose dans ce pays. Et un jour, ils atteindront leurs objectifs sans favoritisme. Le peuple n’est plus un héritage, et nous ne voulons pas que nos rêves se transforment en cauchemars. Il faut aussi faire attention à nos territoires pleins de richesses, il faut travailler pour compenser les années perdues. Nous ne voulons pas voir des Egyptiens se noyer dans la recherche d’une existence décente. En conclusion, Monsieur le président, nous voulons et attendons beaucoup de vous, pour sauver ce pays et cette immense civilisation qui inspire le monde entier. Nous sommes tous avec vous à condition que vous travailliez seulement pour l’Egypte.


Notre libre choix

Farida Mahmoud, Le Caire.

Pendant longtemps, le peuple égyptien a été très passif vis-à-vis de la vie politique en Egypte. Epuisés par la hausse des prix des produits de première nécessité, les bas salaires, le fardeau des embouteillages qui n’en finissent plus, la pollution qui nuit à leur santé, les gens n’avaient plus la force de réclamer leur droit à une vie décente.

Cela a changé avec la révolution du 25 janvier 2011, qui a été menée par les jeunes désespérés et tous ceux qui avait le sentiment de gaspiller leur vie sans vivre décemment. C’est pourquoi j’invite tous les citoyens à un rôle actif dans la vie politique et sociale de notre pays. Ne nous soumettons pas à nouveau !

Réclamez vos droits, révoltezvous contre l’injustice et profitez de votre droit de vote. Il faut se rappeler tous ceux qui ont perdu la vie pour nos droits ... nous sommes capables maintenant de faire un libre choix.