Semaine du 2 au 8 avril 2014 - Numéro 1019
A quand la fin de la violence ?

Karim Fathy, Le Caire.

 Un de nos lecteurs estime que la loi sur les manifestations est une nécessité dans le pays, pour qu’enfin la sécurité puisse être réinstaurée.

Depuis quelques mois, une loi sur la liberté de manifester a été promulguée et beaucoup l’ont contestée. Pourquoi ? J’estime que le pays a besoin de ce genre de loi surtout en cette période difficile. Nous faisons toujours des comparaisons avec l’étranger dans tous les domaines, et si nous regardons l’Europe, nous trouverons que les manifestations sont soumises à autorisation. Pourquoi ne pas faire connaître à l’avance l’heure de début et de fin d’une manifestation ? Pourquoi ne pas faire connaître à l’avance la nature de la manifestation et son but ? Bien sûr, ceux qui refusent cette loi sont les Frères musulmans. L’Université d’Al-Azhar a ouvert ses portes la semaine dernière aux étudiants, mais ceux qui appartiennent aux Frères musulmans n’ont pas respecté la loi et ont mené une série de manifestations violentes, avec des professeurs Frères musulmans, encourageant ces étudiants. Le même scénario se répète dans d’autres universités telles que l’Université du Caire, celle de Mansoura et celle de Aïn-Chams. Alors, il faut une loi qui règle la vie politique. Pour cela, le Conseil suprême des universités a décidé de renvoyer tout étudiant impliqué dans des actes de violence. J’espère que cette loi sera appliquée pour que tous ces actes prennent fin et que la sécurité soit retrouvée 


Comment protégeons-nous les femmes ?

Salwa Mahmoud, Alexandrie.

 La femme égyptienne retrouve ses droits. En effet, un chômeur qui a harcelé sexuellement une jeune fille dans la rue a été condamné à 5 ans de prison. Ce n’est pas suffisant, mais c’est mieux que rien. Souvenezvous que dans les années 2000 quand une jeune fille a entamé un procès pour harcèlement contre un chauffeur, il a été condamné à 3 ans de prison. Cette jeune femme a eu le courage de dénoncer l’affaire. Mais il y en a d’autres qui ont peur de parler. Je me souviens, quand j’avais 10 ans, qu’un homme âgé m’a harcelée.

Je craignais de le dénoncer à mes parents et à ce jour je ne comprends pas comment un homme de cet âge a pu harceler la petite fille que j’étais. Et aussi je n’arrive pas à oublier cet événement et je redoute qu’une de mes filles n’affronte une telle situation. Alors, j’invite les parents à dire à leurs enfants qu’ils doivent crier haut et fort quand un étranger tente de les harceler. Je ne cherche pas les causes de ce problème, ce n’est pas mon rôle, tout ce que je veux c’est une loi dissuasive pour que ces obsédés réfléchissent dix fois avant de commettre leurs actes odieux. 


Le respect de l’enseignant

Radwa Mohamed, Guiza.

Permettez-moi chers lecteurs et lectrices de parler de la relation entre les professeurs et les élèves. Auparavant, leur relation était fondée sur le respect. Mais là, cette relation a beaucoup changé, les élèves ne respectent pas leurs professeurs. Ce phénomène est apparu ces dernières années, parce que les professeurs ne reçoivent pas la considération morale ou matérielle qu’ils méritent. Mais cela ne leur donne pas le droit de traiter les étudiants d’une façon si irrespectueuse ou de ne pas expliquer les cours, préférant donner la priorité aux cours particuliers.

Mon fils m’a raconté une histoire, que je n’arrive pas à croire. C’est à propos de son professeur d’arabe et l’un de ses camardes.

Le professeur a frappé un élève et la surprise est que ce dernier a frappé le professeur. Et celui-ci n’a pas pris aucune mesure punitive contre l’élève. Est-ce possible que la relation entre le professeur et l’élève soit à ce point dégradée ? Les enseignants doivent être un exemple de bonne tenue pour leurs élèves. Sinon, où ira-t-on ?