Semaine du 26 mars au 1er avril 2014 - Numéro 1018
Le chaos envahit la capitale

Riham Rachad, Le Caire.

 Une de nos lectrices revient sur le phénomène croissant des marchands ambulants, se plaignant des embouteillages qu’ils créent tout en cherchant une solution juste au problème.

 L’Egypte a changé depuis 2011. Les rues, l’attitude des gens, la vie quotidienne … Alors que les problèmes se multiplient, les gouvernements successifs sont incapables d’apporter des solutions crédibles. Le problème des marchands ambulants n’est pas nouveau. Je vais parler de la rue 26 Juillet car j’y passe tous les jours. Le premier ministre, Ibrahim Mahlab, a promis de trouver d’autres lieux de vente pour ces marchands ambulants. Avant la révolution, ils respectaient un peu la loi et redoutaient la police. Mais aujourd’hui, ils ne respectent plus rien. Je doute que le premier ministre soit capable de faire mieux que ses prédécesseurs.

L’Etat avait déjà pris, il y a quelque temps, l’initiative de leur trouver d’autres lieux de vente. Mais les marchands ambulants ont besoin de se situer en plein centre du trafic s’ils veulent vendre leurs produits. Si le gouvernement leur propose des lieux excentrés où ils ne gênent personne, ils n’iront pas car, là-bas, ils n’ont pas de clients.

Sur la rue 26 Juillet, les marchands ambulants proposent toutes sortes de marchandises : vêtements d’occasion, livres, jouets, chaussures, sacs, articles ménagers … La rue s’est transformée en magasin à ciel ouvert. Les embouteillages se sont empirés car ces marchands empiètent sur la rue, ne laissant qu’un étroit passage aux voitures. Et chaque semaine, ils grignotent un peu plus la chaussée pour étaler leurs marchandises.

Leur présence s’explique en partie par la crise économique. Peut-on leur reprocher de chercher à gagner leur vie ? Il faut mettre en place un système qui trouve un équilibre entre le respect des lois et de l’ordre et la volonté de ces marchands à gagner leur pain. 


Arrêtons de laisser nos enfants des heures devant la télé !

Amal Mourad, Héliopolis.

 Aujourd’hui, nos enfants passent leur temps sur Internet et à jouer aux jeux vidéo. J’ai 3 enfants et j’essaie d’exercer un contrôle sur eux en ce qui concerne les jeux vidéo car je vois d’autres enfants passer toute la journée devant leurs écrans. Je ne comprends pas comment les parents peuvent laisser leurs enfants devant la télé ou leur console des heures durant.

Ces jeux, comme la télé, tuent l’imagination de nos enfants en les éloignant des simples plaisirs de la vie. Je pense qu’il faudrait davantage sensibiliser les parents à ce problème pour les inciter à ne pas laisser leurs enfants s’endormir pendant des heures sur un jeu vidéo de guerre ou de course de voiture.


D’un cinéma à l’autre

Khadiga Mohamed, Guiza.

 Chaque jour, je me réjouis de regarder des films égyptiens des années 1950 et 60 sur Rotana Classique, une chaîne qui ne présente que des anciens films du cinéma égyptien et européen. Cette chaîne me rappelle la belle époque : une Egypte raffinée, tolérante, libre et belle. Les films classiques reflètent cette réalité.        

Avec des films tels que Al-Zoga althaniya, joué par la belle actrice Soad Hosni et la grande Sanaa Gamil, Eshaet hob de Youssef beik Wahbi, et Doaa al-karawane d’Ahmad Mazhar et Faten Hamama, je retrouve ce temps où les gens étaient capables de voir la beauté dans tout ce qui les entoure.

Récemment, j’ai regardé le film Abdou Mota, un film sorti il y a quelque temps. Et je me suis dit que le cinéma était vraiment tombé très bas.