Monde en bref
, 5-5-2021


Iran

Nucléaire

Les négociateurs ont dressé un bilan d’étape mitigé à l’issue d’un troisième round de discussions destinées à sauver l’accord sur le nucléaire iranien qui s’est achevé à Vienne samedi 1er mai, appelant à aller plus vite dans l’espoir d’aboutir d’ici « trois semaines », selon la partie russe. Les représentants des Etats toujours parties de l’accord (Iran, Chine, Russie, France, Allemagne, Royaume-Uni), qui se sont réunis pendant un peu plus d’une heure, ont noté les progrès incontes­tables réalisés, a commenté sur Twitter l’am­bassadeur russe Mikhaïl Oulianov, faisant état d’un optimisme prudent. Les trois pays européens ont pour leur part regretté le manque d’avancées cette semaine. « Nous avons beaucoup de travail et il nous reste peu de temps. Dans ce contexte, nous aurions espéré davantage de progrès », ont-ils souli­gné, expliquant que les points les plus cri­tiques n’avaient pas encore été résolus. Quant à Abbas Araghchi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères et chef de la délégation iranienne, il a déclaré à la télévision d’Etat Irib que « la phase rédactionnelle avance doucement ». Les négociateurs se sont donné rendez-vous ce vendredi, a précisé le minis­tère dans un communiqué. L’espoir est d’aboutir à un résultat avant la phase active de la campagne pour l’élection présidentielle iranienne, le 18 juin prochain.

Somalie

Sortie de crise

Le parlement somalien a voté à l’unanimité samedi 1er mai l’annulation d’une prolonga­tion de deux ans du mandat présidentiel qu’il avait approuvée le mois dernier, après des affrontements dans la capitale Mogadiscio entre différentes factions des forces de sécu­rité. De même, le président somalien, Mohamed Abdullahi Farmajo, a rouvert les négociations en vue de l’organisation d’élec­tions dans les meilleurs délais, une décision que l’opposition a accueillie favorablement et qui éloigne le spectre de nouvelles violences meurtrières. Il a plaidé pour la recherche d’une solution négociée à la crise politique en cours, abandonnant de facto la prolongation de deux ans de son mandat présidentiel adop­tée le 12 avril. Il a également désigné son premier ministre comme responsable de l’or­ganisation des élections, accédant ainsi à l’une des principales revendications de l’opposition pour sortir de l’impasse. Les tensions se sont accrues depuis que le mandat du président avait expiré le 8 février sans que des élections aient pu être organisées.

Afghanistan

Retrait américain

Les Etats-Unis commencent officielle­ment, samedi 1er mai, le retrait de leurs der­niers soldats d’Afghanistan. Dans les faits, le processus de retrait est déjà en cours, selon des responsables américains en Afghanistan, et la date du 1er mai est avant tout symbolique. Il s’agissait de l’échéance choisie lors de l’accord signé en février 2020 à Doha, au Qatar, avec les Talibans par l’an­cienne Administration de Donald Trump, actant ce retrait. Ce grand départ intervien­dra d’ici le 11 septembre, date du 20e anni­versaire des attentats de 2001. Les alliés de l’Otan ont, eux, commencé deux jours aupa­ravant le retrait des contingents de la mission « Resolute Support », qui doit se faire de manière coordonnée avec les Américains. L’annonce du départ des Américains n’a fait qu’exacerber la peur de nombreux Afghans, qui redoutent de voir les Talibans revenir au pouvoir et imposer le même régime fonda­mentaliste que lorsqu’ils gouvernaient le pays, entre 1996 et 2001. Le président afghan, Ashraf Ghani, affirme, de son côté, que les troupes gouvernementales sont « pleinement capables » de résister aux insurgés. Mais le chef d’état-major améri­cain, général Mark Milley, a reconnu la semaine dernière ne pas pouvoir exclure l’éventualité d’un chaos total.