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Metaverse : Les sites archéologiques préservés

Doaa Elhami, Mardi, 04 janvier 2022

Le Metaverse permettra de découvrir des lieux à travers les visites virtuelles. Il aidera aussi à préserver les sites archéologiques et à reconstruire ceux disparus.

Les sites archéologiques préservés

Bien que le monde du Metaverse tourne jusqu’à présent autour du divertissement, de la cryptomonnaie et des voyages virtuels, il pourrait aussi être utilisé à des fins archéologiques et scientifiques. En fait, avec cette nouvelle technologie, l’utilisateur peut vivre une expérience quasi réelle, en touchant les parois des temples et des tombes, ou en escaladant les montagnes en portant un costume équipé. Le Metaverse permettra de visiter des sites inconnus et d’autres difficiles d’accès. Il permettra même de se rendre à des endroits qui n’existent plus comme le Phare d’Alexandrie. Un projet est en cours pour reconstituer le palais labyrinthe au Fayoum du roi Amnemhat III (1843-1797 av. J.-C.). « Ce palais, qui se compose de 3 000 pièces, selon le témoignage de l’historien grec Hérodote, est encore enseveli. Si les archéologues n’arrivent pas à le dégager et en faire l’anastylose, on peut le reconstruire dans le Metaverse et même imaginer le mode de vie de ses habitants », souligne Abbas Ali, professeur de géophysique appliquée et d’environnement à l’Institut national des recherches astronomiques et géophysiques. Il ajoute que les ingénieurs et les architectes utilisent les informations archéologiques et les résultats des recherches scientifiques pour reconstruire virtuellement le palais perdu et connaître le mode de vie de ses habitants.

Le rôle de cette technologie ne s’arrête pas là, puisque les experts pourront aussi s’en servir pour accomplir des tâches scientifiques. « En cas de dommage partiel des parois ou des scènes d’une tombe ou de dégradation d’un site, les restaurateurs pourront avoir recours au Metaverse pour restaurer la partie endommagée et la ramener à son état d’origine », explique Hicham Hussein, du Conseil Suprême des Antiquités (CSA) au Sud-Sinaï, soulignant qu’avant la technologie virtuelle, on avait recours aux anciennes photos pour restaurer un site. « La nouvelle technologie montre l’état du monument en détail grâce aux images en 3D, ce qui permet aux restaurateurs d’examiner de près les dégradations, de comparer son état avant et après et enfin de le restaurer », explique l’égyptologue qui imagine la possibilité de se trouver à l’intérieur d’une tombe en avatar accompagné de spécialistes de différentes nationalités pour examiner l’état d’un site et discuter des meilleurs moyens et étapes de restauration. « J’espère que ce type de réunion virtuelle sera possible dans le futur proche », affirme-t-il. Egyptologues et scientifiques assurent que le recours au Metaverse dans le domaine archéologique sera indispensable.

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