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Le discours de Gargash

Wednesday 19 oct. 2022

L’une des plus importantes activités ayant eu lieu au Forum des médias arabes, tenu récemment à Dubaï, a été la rencontre d’Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Emirats arabes unis, avec le public. Tenue sous le titre « Moyen-Orient : théâtre du grand changement », la rencontre a été modérée par l’éloquent Taher Barak, de la chaîne Al-Arabiya. Le point de départ était la crise entre la Russie et l’Ukraine. Gargash estime qu’il n’y a pas lieu actuellement d’un règlement politique, à cause de la crise enflammée entre les Etats-Unis, l’Occident et la Russie.

Parmi ses déclarations les plus importantes est celle soulignant que la région arabe sera l’oubliée dans le nouvel ordre mondial si elle ne réalise pas un progrès économique et une prospérité. Il a dit que les préparatifs au progrès économique sont visibles en Egypte et en Arabie saoudite. En ce qui concerne la situation régionale, Gargash a déclaré que certaines crises sont toujours brûlantes en décrivant l’incapacité de parvenir à un cessez-le-feu au Yémen comme catastrophique. A son sens, il faut créer une assise à même d’ouvrir la porte à des solutions politiques. Pour les relations avec l’Iran, il a dit que les Emirats ont des questions en suspens avec l’Iran et qu’ils sont plus intéressés par le bon voisinage et la formation des partenariats afin de garantir stabilité et prospérité. Même chose en ce qui concerne la Turquie et Israël. Il a déclaré que les Emirats suivaient avec intérêt le dialogue égypto-turc, ainsi que les relations saoudo-turques. Pour ce qui est d’Israël et de la possibilité d’asséner des frappes militaires à l’Iran à cause de son programme nucléaire, Gargash déclare que toute la région en sera touchée. Il a appelé à focaliser les efforts régionaux et internationaux sur les solutions politiques en poursuivant le dialogue parce que cela voudrait dire un coût moins élevé que celui provoqué par la guerre. Ce fut l’une des décennies les plus difficiles pour la région, et aucune personne raisonnable ne pourrait accepter que le scénario se répète, a-t-il conclu.

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