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L’Europe et la crise énergétique

Wednesday 31 août 2022

La crise énergétique bat son plein en Europe, et il semble que le vieux continent se dirige vers la plus grande crise énergétique de son histoire. La raison ? La guerre en Ukraine et la baisse des approvisionnements en gaz naturel russe. Pour « punir » l’Europe qui soutient l’Ukraine dans son conflit avec la Russie, Moscou s’est empressé de réduire ses livraisons de gaz naturel aux pays européens. Il faut dire aussi que ces pays se sont rendus dépendants du gaz russe et n’ont jamais cherché à diversifier leurs sources de production. Alors que l’hiver approche, l’Europe se trouve dans un vrai dilemme. D’abord parce que les stocks disponibles suffisent à peine à couvrir deux mois de consommation. Ensuite, parce que les énergies alternatives ne peuvent pas combler le déficit dans la production de l’électricité à partir de sources traditionnelles.

Rappelons que les exportations de gaz naturel russe vers l’Europe sont actuellement à 20 % de leurs niveaux d’avant la guerre, d’où la hausse vertigineuse des prix. Dans ce contexte difficile, l’Europe craint de ne plus disposer d’énergie pour faire fonctionner les centrales électriques. Certains pays comme l’Allemagne et la Suède ont commencé à produire de l’électricité à partir du charbon, une solution moins coûteuse, mais extrêmement polluante.

Et si l’Europe se tournait vers l’Afrique du Nord et le Moyen- Orient ? Des pays comme l’Algérie, le Qatar, mais aussi l’Egypte possèdent d’importants gisements gaziers. Ces pays sont assez proches des frontières de l’Union européenne et peuvent donc remplacer le gaz russe. Mais ces pays ont besoin du gaz pour leur propre consommation. Pour exporter vers l’Europe, ils doivent d’abord augmenter leur production.

Et pour réaliser cet objectif, ils doivent développer et moderniser leurs infrastructures. Ils ont donc besoin d’investissements. L’occasion s’offre à l’Europe d’étendre ses investissements dans les projets gaziers au Moyen-Orient et en Afrique du Nord si elle veut réduire sa dépendance vis-à-vis de la Russie.

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