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Les limites de la mondialisation

Wednesday 1 juin 2022

Réunis à Davos en Suisse, 2 500 dirigeants, officiels, économistes et représentants de la société civile et des médias se sont penchés, du 22 au 26 mai, sur les grands défis économiques de ce monde : la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et les changements climatiques. Le monde a connu au cours des trois dernières décennies des transformations majeures. Les années 1990 ont vu émerger une mondialisation effrénée favorisant la libre circulation des marchandises et des individus. Le contexte géopolitique qui a suivi la chute du mur de Berlin en 1989 a permis une accélération des échanges. Celle-ci a donné lieu à une forte croissance de l’économie mondiale.

Mais voilà que des événements inattendus se sont produits, remettant en doute cette « prospérité » mondiale. Il y a eu d’abord la pandémie de Covid-19, qui a pesé lourd sur le budget des Etats et grandement affecté les chaînes d’approvisionnement mondiales. Et puis, il y a eu cette guerre en Ukraine qui a provoqué une hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, affectant l’économie de nombreux pays. La conséquence de ces deux événements a été un recul de la mondialisation et l’émergence des objectifs nationaux comme la santé publique et la sécurité nationale qui, désormais, priment sur l’ouverture des marchés et la libre circulation des marchandises. La mondialisation a montré ses limites. Elle a exacerbé les inégalités dans le monde et a créé des pressions sur l’environnement.

Il est aujourd’hui nécessaire de réécrire la mondialisation et de trouver un meilleur équilibre entre le rôle de l’Etat nation et les impératifs de l’économie ouverte. C’est peut-être là le meilleur moyen d’éviter les ondes de choc.

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