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Parler chinois en Egypte

May Al-Maghrabi , Mercredi, 05 octobre 2022

L’enseignement du chinois est proposé dans douze écoles préparatoires. Cette nouvelle mesure répond au renforcement des rapports avec la Chine.

Parler chinois en Egypte

Douze écoles préparatoires dans trois gouvernorats offriront le chinois comme deuxième langue au cours de l’année scolaire 2022-2023. C’est ce qu’a annoncé Mohamad Mégahed, vice-ministre de l’Education, lors de la cérémonie du lacement du projet. Celui-ci est le résultat d’un protocole d’accord signé avec la Chine en 2020. Le français, l’allemand, l’espagnol et l’italien sont déjà proposés comme deuxième langue étrangère dans l’enseignement préparatoire public en Egypte. Une formation a été dispensée par l’Institut Confucius à 12 enseignants diplômés de langue chinoise à l’Université du Caire qui ont été sélectionnés pour enseigner la langue chinoise dans ces écoles. Après la fin du programme de formation, les enseignants commenceront à enseigner la langue chinoise dans 12 écoles situées au Caire, à Guiza et à Ménoufiya.

Pour sa part, le ministère de l’Education prépare actuellement l’impression du premier manuel d’enseignement de la langue chinoise dans les collèges. A cet égard, Mégahed a indiqué qu’il avait demandé d’élaborer des programmes d’études permettant aux élèves d’apprendre la langue chinoise de manière attirante, facile et qui sert à faire connaître la culture et la civilisation chinoises. « Beaucoup d’efforts ont été déployés au cours des derniers mois pour que le ministère puisse publier un manuel convenable et intéressant pour les élèves qui étudient le chinois pour la première fois », a-t-il précisé.

Selon Réhab Mahmoud, chef du département de la langue chinoise à la faculté des lettres de l’Université du Caire, l’enseignement du chinois est une étape très importante, en particulier sur fond du grand essor que connaît le partenariat stratégique entre l’Egypte et la Chine. « Apprendre le chinois en Egypte s’inscrit dans le cadre de la coopération fructueuse entamée avec la Chine au cours de ces dernières années en termes d’enseignement. La langue chinoise que parle un cinquième de la population du monde est la langue de l’avenir », estime Réhab Mahmoud, rappelant que le chinois est déjà enseigné dans les universités égyptiennes depuis 2004. Au total, 16 universités ont créé des départements de langue chinoise. « C’est vrai qu’au début, l’apprentissage du chinois n’est pas facile par rapport à d’autres langues, sachant que cette langue compte plus de 6000 signes et lettres. Mais avec le temps, cela devient facile pour l’étudiant », avoue-t-elle, soulignant néanmoins qu’apprendre la langue chinoise acquiert de plus en plus d’importance dans tous les pays du monde, vu le poids et l’influence grandissants de la Chine aux niveaux économique, technologique et culturel.

Elle indique que l’introduction de cette langue dans les écoles égyptiennes s’inscrit aussi dans le cadre de la stratégie de l’Etat de lier l’enseignement aux besoins du marché du travail. « La maîtrise et l’apprentissage du chinois créent pour les étudiants de nombreuses opportunités d’emploi et vont de pair avec la stratégie de l’Etat liant l’enseignement aux besoins du marché du travail et aux plans de développement », conclut-elle.

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