Semaine du 6 au 12 novembre 2013 - Numéro 998
Mohamad Miftah : Le cinéma égyptien restera porteur des rêves et des réalités de son peuple
  Mohamad Miftah, cinéaste marocain, revient sur sa carrière et livre son point de vue sur le cinéma égyptien après la révolution.
Mohamad Miftah
Mohamad Miftah.
Yasser Moheb06-11-2013

Al-Ahram Hebdo : Comment trouvez-vous le cinéma égyptien dans cette période post-révo­lutionnaire ?

Mohamad Miftah : Le cinéma égyptien restera le meilleur moyen pour la présentation de l’Egypte en tant que nation et peuple aux arts divers au monde entier. Je me souviens bien que nous regardions les films égyptiens depuis notre jeune âge, voyant l’Egypte dans les yeux de ses stars sur l’écran, comme si c’était un beau rêve. Ils sont appelés depuis longtemps les « films arabes » car ce sont les plus anciens, les plus estimés et les plus capables de représenter toute la nation arabe. Aujourd’hui, même avec les changements politiques et par conséquent sociaux, le cinéma égyptien reste le plus célèbre et parmi les plus prometteurs de la région. Il res­tera le porteur des rêves et des réalités de son peuple.

— Si nous faisons un bilan de votre carrière au cinéma, à la télévision ou sur les planches du théâtre, quel est votre regard aujourd’hui ?

— Si je pose un regard sur mes oeuvres, je trouve un dénominateur commun : ce sont des rôles et des oeuvres engagés.

J’ai toujours été conscient que j’ai choisi un métier difficile, vu les conditions dans lesquelles nous travaillons, étant donné que l’art au Maroc est un domaine où il n’y a pas de règles rigides. Toutefois, je suis complètement fier d’exercer ce métier, puisque je ne l’ai pas choisi mais c’est plu­tôt lui qui m’a choisi. Dans tous les cas de figure, je le défends pour le meilleur et pour le pire.

— Comment expliquez-vous la crise du ciné­ma marocain, vu notamment ce grand nombre de festivals et de manifestations cinématogra­phiques organisés au Maroc ?

— Je pense que l’état actuel du cinéma au Maroc est dû au manque de moyens, au piratage ainsi qu’au manque d’intérêt de la part des res­ponsables. Les réalisateurs peinent à trouver les budgets pour tourner leurs films. Souvent, leur création est limitée par le manque d’argent. Espérant que les conditions s’amélioreront à l’avenir. Il n’est jamais trop tard pour sauver une industrie.




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