Semaine du 9 au 15 octobre 2013 - Numéro 995
L'invasion culturelle en débat
  Le Festival d'Alexandrie pour le cinéma de la Méditerranée se tient du 9 au 13 octobre avec la participation de 30 pays, présentant plus de 200 films à travers les diverses sections.
Festival d
La comédienne syrienne Kinda Allouch, membre du jury.
Walid Aboul Séoud09-10-2013

Après un report d’un mois à cause de la conjoncture politique que traverse le pays, une nouvelle édition du Festival d’Alexandrie pour le cinéma méditerranéen commence dès ce soir. L’Italie a été annoncée cette année comme l’invité d’honneur, avec notamment la projection de cinq films. Pour la première fois, la séance d’inauguration se déroule en plein air, dans un hôtel de luxe accueillant les festivaliers, alors que de coutume, l’ouverture se passait au théâtre Sayed Darwich, affilié à l’Opéra. Sous le signe de la diversité, une exposition d’arts plastiques est organisée en marge du festival. Et sur la liste des hommages cette année, figure le nom du graveur et caricaturiste syrien, Youssef Abdelké.

Cette édition a décidé de miser sur les causes relatives aux libertés dans le monde et à l’invasion culturelle. Deux thèmes qui seront débattus durant les tables rondes du festival. Dans cette lignée, s’inscrit le colloque sur « Le cinéma national pour contrer l’invasion culturelle », lequel abordera les caractéristiques des pays, au nord et au sud de la Méditerranée, avec la participation des artistes de tous bords, tels le réalisateur français Philippe Faucon et le président de l’association saoudienne pour la culture et les arts, Sultan Al-Bazéghy.

Le festival fait un clin d’oeil aux figures de proue du cinéma égyptien des années 1980, tels le réalisateur Mohamad Khan et le scénariste Wahid Hamed. Un colloque, dirigé par le scénariste Nasser Abdel-Rahmane, abordera leur travail de manière profonde.

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Quinze longs métrages sont en compétition officielle. Le jury est présidé par le comédien égyptien Mahmoud Qabil et compte parmi ses membres le réalisateur tunisien Réda Bahie et la comédienne syrienne Kinda Allouch.

Le cinéma marocain est présent à travers la section Un regard sur le cinéma maghrébin, avec quatre films : Les Chevaux d’Allah de Nabil Ayouch, Ange de Abdel-Salam Al-Kalay, Les Mains rudes de Mohamed Assil et Un Marocain à Paris de Saïd Nasry.

Et pour la première fois à Alexandrie, un concours spécial est consacré aux longs métrages arabes et un autre pour les courts métrages et les documentaires arabes. C’est ainsi que 12 pays présenteront 14 courts métrages et 7 autres pays seront présents avec 11 documentaires. A savoir la Jordanie, l’Iraq, la Tunisie, l’Arabie saoudite, Bahreïn, la Syrie, le sultanat d’Oman, le Koweït, le Yémen, la Libye, l’Algérie, la Palestine, le Maroc et le Liban, en plus de l’Egypte.

Ensuite, une autre section est réservée aux courts métrages et documentaires égyptiens, regroupant 33 oeuvres.

Cette édition a tenu à rendre hommage au critique et scénariste Rafiq Al-Sabbane, décédé le mois dernier. La direction a décidé d’attribuer son nom aux prix du concours des courts métrages égyptiens, dont la somme s’élève à 32 000 L.E.

La section des dessins animés a été supprimée cette année à défaut de films de qualité.

Pour célébrer le 40e anniversaire de la victoire du 6 Octobre 1973, la direction du festival organise aussi plusieurs manifestations sous l’étiquette « La guerre épique du Canal de Suez », mettant une fois de plus sur le tapis la question suivante : pourquoi n’a-t-on pas tourné un film à la hauteur de la victoire ? Prendront part au colloque les directeurs de la photographie, Mohamad Abdel-Samie, et le réalisateur Daoud Abdel-Sayed, qui étaient présents sur le front. Le débat sera dirigé par le scénariste Magdi Saber. Et toujours dans le cadre de cette célébration, sont programmés plusieurs films classiques sur la guerre, en coopération avec l’armée égyptienne et le Centre national du cinéma.




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