Semaine du 9 au 15 octobre 2013 - Numéro 995
Le parti favorisé
Mohamed Salmawy09-10-2013
 
 

Je ne trouve pas de raison logique à ce que le parti salafiste Al-Nour soit considéré de cette manière avantageuse, et à tous les niveaux. Ce qui a commencé à se refléter sur le traitement exceptionnel réservé à ses représentants dans le comité des 50, chargé de rédiger la Constitution. Je n’avais jamais rencontré aucun de ses deux représentants, jusqu’à ce que j’entre en contact avec eux pendant les activités du comité. Je dirais que personnellement j’ai éprouvé beaucoup de respect pour eux et que j’ai eu l’honneur de les connaître.

Mais je ne comprends pas comment le représentant du parti dans le comité se donne le droit de prendre la parole sur un article pendant plus d’une demi-heure, alors que les commentaires des autres membres sur ce même article ne dépassent pas une minute.

C’est ce que j’ai remarqué quand je suivais de près les activités du comité. L’assistance m’a aussi précisé que les membres du comité avaient précédemment parlé et émis leurs avis sur cet article, avant que le représentant du parti Al-Nour ne les rejoigne. Raison pour laquelle, ils ont décidé de lui donner libre cours pour exprimer en profondeur son point de vue. N’est-ce pas là du favoritisme?

Il est curieux que le même jour, des journaux ont publié des déclarations enflammées attribuées à Yasser Borhami, vice-président de la tendance salafiste, attaquant le comité. Borhami a prétendu que le comité voulait se défaire de l’islam en Egypte et qu’il ne permettait pas aux représentants du parti Al-Nour d’exprimer leur avis. Il est même allé jusqu’à menacer que le parti Al-Nour vote « Non » à la Constitution soumise au référendum.

Est-ce bien raisonnable ? Etait-il acceptable, quelle que soit la logique, que le représentant d’Al-Nour et son remplaçant se retirent du comité et qu’un nouveau décret de la République soit promulgué pour introduire deux autres membres du même parti ? Il est vrai que ces deux derniers sont largement respectés par les membres du comité, mais ils jouissent en même temps d’un traitement spécial. Et après tout cela, leurs leaders menacent de voter « Non » quand les travaux du comité seront achevés.

Le comité des 50 oeuvre à poser la pierre angulaire déterminée par la feuille de route, qui est sans conteste la Constitution. L’attaque qui lui est assénée est une tentative claire de se désengager des mesures prises sur cette voie. Cette ambivalence serait-elle approuvée si elle venait des autres forces nationales?




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