Semaine du 9 au 15 octobre 2013 - Numéro 995
Egypte en bref
09-10-2013
 
 

Agression

Le porte-parole du parti libéral Al-Dostour (la Constitution), Khaled Daoud, a été poignardé dans le centre du Caire, vendredi après-midi, par des manifestants pro-Morsi, selon son parti.

Des sources médicales ont affirmé que Daoud, qui est également journa­liste à Al-Ahram, avait été poignardé dans sa poitrine et dans sa main près du quartier de Mounira.

Peu de temps après l’agression, Daoud a déclaré qu’il avait été attaqué par des manifestants alors qu’il conduisait sa voiture sur la rue Qasr Al-Aïni, en face du pont Aboul-Rich.

Sa voiture a été attaquée et les mani­festants l’ont sorti du véhicule, l’ont battu et poignardé avec un couteau, a rapporté son frère.

Des sources hospitalières ont affir­mé que son état était « stable », après avoir subi deux interventions chirurgi­cales.

Daoud, bien qu’opposant farouche au président déchu Mohamad Morsi et aux Frères musulmans, avait démis­sionné à la mi-août du Front National du Salut (FNS) pour protester contre le soutien du groupe pour la disper­sion violente de deux camps de pro­testation établis par les partisans de Morsi. Il défendait également le droit des Frères à être inclus dans la transi­tion politique.

« Les Frères musulmans l’ont récompensé pour avoir défendu leur avenir », lit-on sur le site de son parti Al-Dostour.

Quatre morts

Quatre personnes ont été tuées ven­dredi au Caire dans des heurts ayant opposé des partisans du président déchu Mohamad Morsi à des oppo­sants et aux forces de sécurité, ont affirmé des sources médicales.

Khaled Al-Khatib, responsable des services ambulanciers, a en outre fait état de 40 blessés dans les violences qui ont éclaté en marge de manifesta­tions islamistes à l’issue de la prière hebdomadaire au Caire et ailleurs dans le pays. Il a précisé qu’il n’y avait pas de membres des forces de police ou de sécurité parmi ces vic­times.

Le Caire a été le théâtre de violents affrontements vendredi, en particulier autour de l’emblématique place Tahrir dont tous les accès étaient bloqués, alors que des milliers d’islamistes ont défilé dans plusieurs quartiers de la capitale.

Pour empêcher plusieurs centaines de manifestants de pénétrer sur la place, la police a tiré en l’air à balles réelles et a fait usage de gaz lacrymo­gènes, ont constaté des journalistes et des témoins.

Crime

Insulter le drapeau égyptien ou ne pas se lever quand l’hymne national est joué est désormais un crime pas­sible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 6 mois ou d’une amende de 5 000 L.E., selon un décret du Conseil des ministres adopté la semaine dernière.

Certains estiment que le nouveau décret pouvait être une réaction aux islamistes qui refusent de se lever pendant l’hymne comme un acte de protestation. Le courant salafiste ultraconservateur pense que se lever pour l’hymne national est une forme d’hérésie.

La loi peut aussi cibler les écoles contrôlées par la confrérie des Frères musulmans, désormais illégitime, qui rechignent à jouer l’hymne national au début de la journée scolaire, met­tant plutôt des chansons islamiques.


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