Semaine du 8 au 14 mai 2013 - Numéro 973
Tennis, Mohamad Safouat : « Mon rêve est d’intégrer le top 200 à mon jeune âge »
  Mohamad Safouat, 23 ans, (n° 340 ATP) et numéro 1 égyptien, revient sur son excellente performance durant cette saison qui lui a permis de gagner 40 points, améliorant ainsi son classement mondial.
Mohamad Safouat
Mohamad Safouat
Marianne Youssef08-05-2013

Al-ahram hebdo : Vous êtes parvenu à améliorer votre classement mondial en 6 mois passant de 380 ATP à 340 ATP, Comment évaluez-vous cela ?

Mohamad Safouat : Cette amélioration est grâce à mes excellentes performances lors des compétitions auxquelles j’ai participé durant les 6 derniers mois. J’ai participé à 3 tournois qui m’ont permis de gagner 40 points. En avril, j’ai remporté la médaille d’or au tournoi international de Charm Al-Cheikh. J’ai dis­puté aussi, en mars dernier en Turquie, le tournoi Future, où j’ai atteint les demi-finales. J’ai aussi atteint les demi-finales lors d’un Challenge en Espagne au cours du même mois. En disputant ces matchs dont la concur­rence était très serrée, car je jouais contre des tennismen très bien classés, j’ai pu améliorer mon classement de 380 ATP à 340 ATP. J’ai très bien travaillé durant les deux dernières saisons car en 2011, j’étais 570 ATP. J’ai pu rapidement rattraper le top 400, ce qui est un vrai exploit pour un tennisman égyptien. Je suis donc sur la bonne voie.

— Comment avez-vous atteint ce bon niveau ?

— Je m’entraîne depuis 2008 à l’académie Juan Carlos Ferrero en Espagne, l’une des grandes nations de tennis sous la houlette de l’entraîneur espagnol José Lido. L’entraînement dans cet établissement, consi­déré comme l’une des plus prestigieuses écoles de tennis en Espagne, m’a permis d’améliorer mon niveau. Je passe en Espagne 8 mois et le reste de l’année je m’entraîne en Egypte avec mon entraîneur Mohamad Nabil. Grâce à ce genre d’entraînement de haut niveau, j’ai beaucoup amélioré plusieurs tech­niques, comme la volée et le revers, et aussi la vitesse et la force. Je suis également le seul tennisman égyptien bénéficiant d’un sponsor, qui est le club Wadi Degla. Et ce, pour une durée de 10 ans. Ce sponsoring m’a beaucoup aidé à progresser et à commencer une nou­velle phase de tennisman professionnel, car je suis tenu d’atteindre un objectif chaque année. Par exemple, la saison dernière, le but était d’atteindre le top 500. J’ai réussi à le réaliser. Pour cette saison, je devais atteindre le top 400 et j’ai pu le réaliser aussi. Pour l’année prochaine, je dois atteindre le top 300. Si j’échoue, je suis menacé de perdre le sponso­ring.

— Vous êtes le seul Egyptien qui bénéfi­cie de cette opportunité, pourquoi ?

— C’est par chance. En 2008, j’ai rejoint le club Wadi Degla. Le président du club, Khaled Al-Chawarbi, a décidé de me sponso­riser pour 10 ans, vu mes bons résultats. Les hommes d’affaires ne sont pas enclins à dépenser de l’argent pour ce sport qui ne rap­porte pas et qui n’est, par ailleurs, pas popu­laire en Egypte comme le foot par exemple. Le manque de sponsors affecte le niveau de la discipline, car l’Egypte ne possède que 10 ou 12 entraîneurs qualifiés. Et pour se payer des services d’un entraîneur étranger, cela coûte près de 12 000 euros par mois. C’est pour cela que le tennis a besoin de sponsors.

— Quels sont vos objectifs ?

— Je vise le top 200 à l’avenir. Je dois donc bien travailler ces 2 saisons pour améliorer mon classement. J’ai besoin de 100 points pour réaliser ce but, ce qui nécessite plus de travail et de concentration. J’ai l’ambition d’intégrer le top 200 à ce jeune âge.




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