Semaine du 1 au 7 mai 2013 - Numéro 972
Egypte en bref
01-05-2013
 
 

Remaniement

Le premier ministre, Hicham Qandil, critiqué jusque dans les rangs des Frères musulmans, conservera son poste dans le cadre du remaniement gouver­nemental qui sera annoncé dans un délai de quelques jours, a déclaré la présidence. « Il s’agit d’un remaniement limité et le premier ministre n’est pas concerné », a dit Ehab Fahmi, porte-parole du président Mohamad Morsi. « Le remanie­ment vise à améliorer le niveau de performance des ministères (...) Les discussions se poursui­vent au sujet de ces change­ments. Ils seront annoncés dans quelques jours et seront fondés sur les compétences », a-t-il ajouté. Certains membres des Frères musulmans ont joint leur voix à celle de l’opposition pour critiquer Hicham Qandil, jugé terne et incompétent.

Arrestations

La police a arrêté 12 membres du Black Bloc, un mouvement qui prône la violence contre le pouvoir tenu par les Frères musulmans, après une attaque nocturne contre le palais prési­dentiel au Caire et l’incendie d’une voiture de police, a rap­porté samedi l’agence Mena. « Les forces de sécurité ont arrê­té 12 jeunes qui étaient parmi les émeutiers lors des événements, vendredi, aux abords du palais présidentiel » à Héliopolis, a indiqué l’agence officielle citant une source des services de sécu­rité. Des poursuites seront enga­gées contre les suspects, accusés d’avoir lancé des pierres et des objets incendiaires dans l’en­ceinte du palais et d’avoir mis le feu à un véhicule de la police, a précisé cette source. Des échanges de jets de pierres ont opposé, vendredi soir, policiers et membres du Black Bloc. Des témoins ont affirmé que la police avait tiré des gaz lacrymogènes pour disperser ces manifestants masqués. Des vidéos diffusées par la chaîne privée ONTV ont montré un véhicule de la police en feu aux abords du palais. La télévision officielle a, de son côté, affirmé que « les affronte­ments entre la police et les Black Blocs devant le palais ont fait 20 blessés ».

Manifestation

Des mouvements politiques de jeunes Egyptiens ont adhéré aux appels pour une grande manifes­tation le 17 mai sur la place Tahrir au centre du Caire pour « soutenir les demandes de la révolution » du 25 janvier 2011, en particulier celles relatives à « l’absence de justice sociale ». « Plus de deux ans après, la jus­tice sociale n’a pas été réalisée alors que c’était l’essence des demandes de la révolution », dénonce Hicham Al-Chal, coor­dinateur du mouvement de pro­testation la « Deuxième révolu­tion de rage ». « Les prix et le chômage sont toujours à la hausse et les secteurs sociaux les plus pauvres restent margi­nalisés », constate-t-il. D’autres groupes de jeunes ont annoncé leur participation à cette mani­festation, y compris les socia­listes révolutionnaires, l’Al­liance des forces révolution­naires, le Front libre pour un changement pacifique et le mou­vement du 6 Avril (Front démo­cratique).


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