Semaine du 19 au 25 décembre 2012 - Numéro 953
Hockey: Adel Abdel-Aziz, « L’absence de l’Afrique du Sud a rendu la compétition moins serrée »
  Adel Abdel-Aziz, directeur technique du club Charqiya, revient sur sa victoire, pour la 21e fois, en Championnat d’Afrique des clubs champions, qui s’est achevé au Zimbabwe le 9 décembre.
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L'équipe Charqiya célèbre sa 21e victoire.
Propos recueillis par Marianne Youssef19-12-2012

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Adel Abdel-Aziz, directeur technique du club Charqiya
Al-Ahram Hebdo : Le club Charqiya a remporté le Championnat d’Afrique des clubs champions pour la 21e fois. Quelles sont vos impressions après cette prouesse ?

Adel Abdel-Aziz : C’est un exploit historique pour notre club. Il faut noter que c’est la première fois dans l’histoire du sport égyptien qu’un club enregistre autant de victoires lors d’un championnat. En fait, le club n’a pas arraché ce titre consécu­tivement, car il l’a raté en 1997, 1998 et en 2002. Ce n’est pas parce que son niveau a régressé, mais parce que nous n’y avons pas parti­cipé. Je suis très satisfait de ce résul­tat qui prouve la suprématie du club Charqiya sur le plan africain par rapport aux grandes nations afri­caines de la discipline comme le Ghana, le Nigeria et le Zimbabwe.

— Quel a été le niveau de la com­pétition à Bulawayo ?

— Bien sûr la mission des hoc­keyeurs n’était pas facile, car la compétition était d’un très haut niveau. Tous les clubs qui y ont par­ticipé sont des champions avec un niveau très élevé, mais nos vrais rivaux étaient les 2 clubs ghanéens Trustees et Golden Sticks ainsi que les deux clubs, le zimbabwéen Hippo et le nigérian Yebo Warrio. A noter que la compé­tition est devenue plus féroce durant les 10 dernières années, car cette discipline a vu un très grand essor en Afrique. De nombreux pays africains ont formé de solides équipes capables de participer aux grandes compétitions afri­caines. Ces pays ont pu réalisé cet essor en renouvelant leurs équipes et en ayant recours à des experts étrangers. Mais il faut noter que l’absence de l’Afrique du Sud, dont le hoc­key est une discipline-phare et qui est l’un des 12 meilleurs pays du monde, a rendu la compétition moins serrée. L’absence du club égyptien Al-Chorta, qui possède également une très forte équipe, a facilité la compétition. Néanmoins, cela ne veut pas dire que cet exploit a été arraché facilement, car les matchs étaient très difficiles, notamment en demi-finales, vu que l’attaque de notre adversaire, le club zimbabwéen Hippo, était très forte. Mais Charqiya a pu le battre sur le score de 6-2. En finale, l’Egypte a joué un match très serré contre le club ghanéen Trustees et elle l’a battu sur le score de 4-1. C’était le match le plus difficile.

— Comment avez-vous travaillé pour que le club Charqiya puisse conserver son titre pour la 21e fois ?

— Notre club travaille sans attendre une aide de la Fédération, que ce soit du point de vue financier ou technique. Le club consacre une grande part de son budget à cette discipline. Il accorde une grande importance au système d’entraîne­ment et à l’encadrement technique. Par exemple, il fournit aux entraî­neurs des stages à l’étranger pour apprendre les nouvelles techniques d’entraînement, ce qui a permis la formation d’un groupe d’entraîneurs très qualifiés. Ces derniers ont joué un très grand rôle pour développer le niveau des hockeyeurs. Notre bonne relation avec les grands clubs afri­cains de la discipline nous a aidés à fournir un bon nombre de matchs amicaux, ce qui a donné à notre équipe une grande expérience ainsi qu’un remarquable professionna­lisme.

— Comment avez-vous préparé le club pour ces Championnats ?

— La préparation était très bonne. On a commencé notre stage il y a 3 mois par un camp fermé au club Charqiya. Un autre camp de 2 semaines a été organisé à Dar Al-Markabat au Caire. Une semaine avant les championnats, l’équipe avait fait un stage au Zimbabwe, pour deux raisons. La première : aider les hockeyeurs à s’habituer au climat de Bulawayo, qui est très humide, et à la pluie qui tombe sans arrêt. La deuxième : disputer des matchs amicaux avec plusieurs clubs africains participants pour s’assurer de la bonne forme du club.

— Quel sera votre programme de travail durant la période à venir ?

— Pour cette saison, il y a le Championnat national qui est dispu­té actuellement. Le club doit absolu­ment conserver le titre du Championnat national. Pour l’ave­nir, en tant que directeur technique du club, je suis en train de préparer un projet pour organiser un cham­pionnat international de hockey dans le gouvernorat de Charqiya. Le gou­verneur l’a approuvé, mais il faudra trouver un sponsor pour le finance­ment et la promotion du projet.




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