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Magdi Abou-Freikha : On espère atteindre le carré d’or

Chourouq Chimy, Mardi, 07 mars 2017

Magdi Abou-Freikha, président de la Fédération égyptienne de basket-ball, s’exprime sur l’organisation de la Coupe du monde juniors hommes des moins de 19 ans, prévue en juillet prochain en Egypte, et sur les chances de la sélection.

Magdi Abou-Freikha
Magdi Abou-Freikha, président de la Fédération égyptienne de basket-ball.

Al-Ahram Hebdo : Vous venez d’assister au tirage au sort de la Coupe du monde juniors hommes des moins de 19 ans que l’Egypte organisera pour la première fois de son histoire. Comment jugez-vous le groupe dont fait partie l’Egypte ?

Magdi Abou-Freikha : Le groupe dont fait partie l’Egypte comprend 3 sélections : l’Allemagne, la Lituanie et Porto Rico. C’est un groupe fort. Mais j’ai beaucoup confiance en les capacités des entraîneurs de la sélection égyptienne. Je suis sûr qu’ils pourront faire un grand exploit lors de cette édition qui aura lieu au mois de juillet prochain. Cette compétition se tiendra pour la première fois dans un pays africain, et l’Egypte a eu l’honneur d’être le premier pays africain organisateur.

— Pensez-vous que l’Egypte soit prête à accueillir cet événement majeur ?

— Oui, bien sûr. On a fait tout notre mieux pour bien organiser cet événement. En ce qui concerne les courts, on a signé un contrat avec une société pour nous fournir 3 courts portables de basket-ball. Et ils seront prêts d’ici à deux mois maximum. En fait, ce genre de compétition se joue sur un terrain en parquet, tandis que le terrain qui existe actuellement est en flex. On a acheté ces trois courts portables pour faciliter leur déplacement au Stade du Caire lors de la compétition ou bien au Centre olympique de Maadi plus tard. En ce qui concerne l’hébergement, les représentants de la Fédération internationale de basket-ball ont félicité, lors de leur dernière visite en Egypte, les différents hôtels où les sélections, les arbitres et les observateurs de la part de la FIBA (la Fédération Internationale de Basket-ball) vont séjourner. En outre, la sécurisation de ce genre d’événements est complètement différente par rapport à n’importe quelle autre compétition car il y aura des gens des quatre coins du monde. Il faut souligner que le terrorisme existe partout dans le monde. De toute façon, l’Egypte est bien sécurisée. Les responsables de la fédération sont prêts à tout faire pour donner une bonne image de l’Egypte.

— Selon vous, quelle est la chance de l’Egypte lors de cette édition de la Coupe du monde des moins de 19 ans ?

— Lors de la dernière édition de la Coupe du monde, l’Egypte a terminé à la 11e place. Cette fois-ci, on espère bien atteindre le carré d’or. Mais c’est très tôt de pronostiquer. Après la tenue de quelques matchs, on observera les niveaux des autres sélections et on pourra évaluer la situation des Pharaons.

— Comment jugez-vous Juan Antonio Orenga, le nouveau directeur technique espagnol des sélections égyptiennes ?

— Les capacités techniques d’Orenga sont connues. C’est un sélectionneur renommé qui a un bon CV. Il était l’entraîneur de la sélection espagnole senior qui a pu se placer à la deuxième place lors de la dernière édition de la Coupe du monde en 2014. Il a réussi rapidement à bien connaître les joueurs égyptiens avec leurs compétences et leurs lacunes. Il a une bonne vision pour l’avenir du basket-ball égyptien. J’accorde à ses conseils une grande confiance, surtout en ce qui concerne les systèmes des compétitions au niveau local.

— Rencontrez-vous des difficultés en tant que premier responsable du basket-ball égyptien ?

— Pas beaucoup pour l’instant. Mais comme tous les sports, le basket-ball sera affecté par la libération du taux de change qui a eu ses répercussions sur le prix du dollar (Ndlr : Khaled Abdel-Aziz, ministre de la Jeunesse et du Sport, a limité le nombre des camps de préparation et des tournois à l’étranger). Comment peut-on parler de sport sans stages de préparation à l’extérieur et sans contacts avec des équipes étrangères ? On a 8 sélections seniors, dames et juniors qui ont besoin d’un bon nombre de compétitions à l’étranger. La fédération est incapable de leur fournir les sommes nécessaires. Pour le moment, je ferai de mon mieux pour économiser les dépenses jusqu’à ce que le ministère trouve des solutions.

— Le système du Championnat égyptien est-il capable de former des joueurs à haut niveau, capables de réaliser des exploits lors des compétitions africaines ou mondiales ?

— A vrai dire, le système de jeu du Championnat national seniors ou juniors n’est pas parfait. La fédération effectuera dans l’avenir proche quelques modifications pour l’améliorer. En ce qui concerne les joueurs professionnels étrangers au sein des équipes, je suis contre la décision du conseil d’administration qui interdit d’avoir des joueurs étrangers. Je pense qu’un seul joueur étranger au sein de chaque équipe a une influence positive sur les joueurs égyptiens. Ces joueurs étrangers ont des expériences différentes en basket-ball, ce qui contribue à enrichir le joueur égyptien qui les observe de près. Mais actuellement, les joueurs égyptiens sont en bonne forme et sont aptes à accomplir de nouveaux exploits au nom de l’Egypte.

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