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Interclubs africains : les clubs égyptiens menacés

Karim Farouk, Mardi, 25 mars 2014

Ahli, Zamalek et Ismaïli ont mal joué les matchs allers des 16es de finale des compétitions africaines et se retrouvent confrontés au spectre de l’élimination. Seuls les débutants de Wadi Degla semblent avoir un pied au tour suivant.

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Wadi Degla est la seule équipe égyptienne victorieuse à l'issue des matchs allers des 16es de finale. (Photo : Mohamad Maher)

A l’exception de Wadi Degla qui fait son début au niveau conti­nental, tous les clubs égyptiens sont en mauvaise posture après les matchs allers des 16es de finale des inter­clubs africains.

A tout seigneur tout honneur, Ahli, double champion en titre, a concédé une nouvelle défaite en Ligue d’Afrique en s’inclinant face à Ahli Benghazi (Libye) 0-1, but marqué par l’attaquant zimbabwéen, Edward Sadomba. C’est la 6e défaite des Rouges depuis le début de la saison, toutes compétitions confondues. L’équipe fait aujourd’hui pâle figure. Ce n’est plus la terreur qui faisait trembler les adversaires. « Oui, il est clair que nous sommes en crise. Moi, je pense qu’elle est psychologique avant tout, car les joueurs vivent des circonstances très difficiles, surtout qu’ils ont des arriérés de salaires qui n’ont pas été payés depuis plus de 2 ans et que tous ont des obligations à remplir. Au niveau technique, on s’améliore sur certains aspects, mais on a toujours de grands problèmes à résoudre », explique Mohamad Youssef, entraîneur d’Ahli. Sa mission ne sera pas aisée au retour le samedi prochain contre le géant libyen mené par Tareq Al-Achri, ancien entraîneur de Haras Al-Hodoud et l’un des entraîneurs égyptiens les plus promet­teurs.

Zamalek a limité les dégâts en Zambie en décrochant un nul vierge de 0-0 contre le FC Nkana. Conscient que le résultat est trompeur, l’entraî­neur des Blancs Ahmad Hossam « Mido » a demandé le plus grand soutien possible pour le match retour dimanche prochain. En effet, Ahli et Zamalek ont présenté des demandes officielles, afin de jouer leurs ren­contres au Caire ou à Alexandrie au lieu du stade de Gouna sur la mer Rouge, qui a été autorisé par les auto­rités. « Ce sera très difficile de jouer à Gouna, où la température est très élevée et où l’état de la pelouse est très mauvais. Je préfère jouer au Caire, même à huis clos, que de jouer à Gouna », a déclaré Mido.

En Coupe de la confédération, Ismaïli a concédé un nul vierge, à domicile, contre Petro Atletico d’An­gola. Les Derviches étaient confrontés à deux de leurs vieilles connaissances, à savoir le duo angolais Flavio Amado et Sebastiao Gilberto, qui étaient au coeur de la génération dorée d’Ahli dans les années 2000. « Nous étions gravement réduits par les blessures et les suspensions. Notre mission sera difficile en Angola, mais j’espère qu’avec le retour de plusieurs élé­ments, cela nous donnera le soutien nécessaire pour franchir ce stade », explique l’entraîneur brésilien d’Is­maïli, Heron Ricardo.

Quant à Wadi Degla, il continue sa surprenante aventure loin des projec­teurs. Il a battu le Djoliba du Mali 2-0 au Caire pour prendre une large option avant le retour le week-end prochain. « Nous faisons un bon travail, mais il semble que cela n’est pas assez pour attirer les médias. Tant mieux, car cela nous donne une plus grande motivation pour poursuivre notre che­min et faire un exploit pour cette pre­mière participation », dit l’entraîneur Hicham Zakariya, vexé de voir les grands clubs cairotes attirer les médias, même quand ils déçoivent.

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