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Le karaté sur une bonne lancée

Doaa Badr, Mardi, 21 janvier 2014

Après un début encourageant à l'Open de Paris, la sélection égyptienne de karaté se prépare à la saison 2014. Elle renferme notamment le rendez-vous très important des Championnats du monde.

Le karaté
Mohamad Ramadan, médaillé d'argent à l'Opeb de Paris, représente la nouvelle génération de l'équipe nationale.

Avec deux médailles d’argent et une de bronze, la sélection nationale de karaté est revenue de l’Open de Paris satis­faite de sa performance lors de ce premier rendez-vous de la saison. Du 10 au 12 janvier dernier, les Egyptiens ont participé à la 18e édi­tion de l’Open de Paris qui s’est déroulé au stade Pierre-de-Coubertin. Ce tournoi était la pre­mière date du « Karaté 1 — Premier League », qui en compte huit au total. A cette compétition qui annonce le début de la saison mon­diale, 780 athlètes représentant 57 nations ont été présentés. « Je suis totalement satisfait de la perfor­mance égyptienne à Paris. Il faut savoir que cette compétition est la deuxième en importance après les Championnats du monde puisqu’elle regroupe toujours les meilleurs ath­lètes au monde », déclare Mohamad Ibrahim, entraîneur de la sélection nationale.

Les médaillés égyptiens sont Mohamad Ramadan, médaille d’ar­gent en 75 kg, Randa Rozfelte, médaille d’argent en 61 kg, et Aly Al-Sawi, médaille de bronze en 67 kg. « Bien que ce résultat ne représente pas le niveau égyptien, il est satisfaisant vu le jeune âge de mes karatékas. Les deux médaillés d’argent sont très jeunes, leur âge ne dépasse pas 20 ans, et cette com­pétition était leur première mon­diale. Ils ont attiré l’attention des spectateurs », souligne Aymane Abdel-Hamid, président de la Fédération égyptienne de karaté.

Comme chaque année, l’encadre­ment technique de la sélection nationale a effectué un renouvelle­ment pour rajeunir l’équipe. Après les Championnats nationaux, les 4 premiers de chaque catégorie ont intégré la sélection nationale et juste avant la compétition, des éli­minatoires se sont tenues pour choi­sir les karatékas qui participent à cette compétition. « Le système de la Fédération est clair : avant chaque tournoi, il y aura des élimi­natoires pour choisir l’effectif qui y participe. Cela pour offrir la chance à tout le monde et mettre les ath­lètes en concurrence, ce qui amé­liore le niveau de la sélection égyp­tienne qui arrive fin prête aux Mondiaux », ajoute Abdel-Hamid.

Actuellement, l’équipe nationale est composée d’un mélange de jeunes athlètes et de quelques ath­lètes expérimentés. « Mon but est de construire une équipe avec 50 % de jeunes et 50 % d’expérimentés pour avoir une équipe équilibrée dans laquelle les jeunes prennent l’expérience des plus âgés. Ils s’en­traînent tous au stage de prépara­tion ouvert au Caire et ce sont les éliminatoires qui indiquent ceux qui participent à chaque compétition », dit Abdel-Hamid.

La sélection nationale renferme actuellement des grands noms, tels que Hany Shakr Keshta, champion d’Afrique en 2008 à Cotonou (Bénin) et médaillé de bronze aux Championnats du monde la même année à Tokyo (Japon), Mohanad Magdi, médaillé d’argent et de bronze à plusieurs Mondiaux, et Mohamad Gamal, champion du monde en titre (-60 kg) chez les hommes. Il y a aussi Yasmin Attia, 3e au classement mondial chez les -55 kg (dames). Ces athlètes et d’autres constitueront la consis­tance de l’équipe nationale.

« Notre préparation aux Mondiaux »

L’année 2014 sera chargée pour le karaté au niveau mondial. Outre les Mondiaux, qui auront lieu à Brême en Allemagne en novembre pro­chain, et les Championnats d’Afrique, les meilleurs athlètes du monde ont aussi rendez-vous lors des huit manches du « Karaté 1 — Premier League ». L’encadrement technique a choisi 3 étapes pour y participer. L’Open de Dordrecht aux Pays-Bas en mars, l’Open d’Istanbul en Turquie en septembre et l’Open d’Hanau en Allemagne en septembre. « Ces tournois seront notre préparation aux Mondiaux, la compétition la plus importante pour nous », sou­ligne Ibrahim, en ajoutant : « Comme nos athlètes sont très jeunes, ils ont besoin de disputer un bon nombre de compétitions afin d’acquérir de l’expérience qui leur manque ». Aucun stage de prépara­tion à l’étranger ne sera effectué. « Nous connaissons la situation de notre pays, c’est pourquoi nous n’avons pas demandé de stages à l’étranger en se contentant des stages ouverts au Caire et les tour­nois de Premier League qui sont les plus importants pour nous afin d’être prêts pour les Mondiaux. Cette année, notre but est de classer l’Egypte au premier rang mon­dial », conclut Abdel-Hamid.

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