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Ali et Farida, deux gymnastes à la pointe de l'innovation

Mirande Youssef, Lundi, 14 octobre 2013

Deux gymnastes égyptiens, Ali Aboul-Qassem et Farida Choukri, ont réussi à inscrire leurs noms au registre de la Fédération internationale pour avoir inventé de nouveaux mouvements artistiques qui leur sont propres, lors des récents Championnats du monde en Belgique.

Ali Aboul-Qassem
Ali Aboul-Qassem.

Alors que l’Egypte est rentrée les mains vides des Championnats du monde de gym­nastique artistique qui se sont achevés la semaine dernière en Belgique, elle a réussi à inscrire son nom sur la liste de la Fédération internationale de gymnastique artistique consacrée aux gymnastes qui ont réussi à présenter de nouveaux éléments acrobatiques. Cette performance est due au gym­naste Ali Aboul-Qassem (24 ans) qui a présenté un nouveau mouvement sur l’agrès des anneaux, et Farida Choukri (19 ans) sur l’agrès du sol. Ces deux gymnastes ont créé des figures acrobatiques originales. Ainsi, les jurys les ont inclus sur la liste des nouveaux mouvements susceptibles d’être étudiés par les autres gymnastes. Ali Aboul-Qassem, la star de la sélection égyptienne, est parmi les gymnastes les plus talentueux. Il est l’auteur de plusieurs exploits dans ce domaine. Il s’est spécialisé dès le début de son parcours pro­fessionnel dans l’épreuve des anneaux, l’une des épreuves les plus difficiles de la discipline car elle exige un maximum de souplesse, de concen­tration et de force physique. « Il est vrai que je n’ai pas eu la chance de réaliser une bonne per­formance aux Mondiaux de Belgique, car cette compétition était très serrée, mais je suis content d’inventer un nouveau mouvement qui porte mon nom. J’ai travaillé pendant trois ans pour pou­voir maîtriser ce mouvement qui consiste à tenir les anneaux en ayant le dos à l’envers et tout en ayant le corps tendu. C’est un mouvement qui exige une grande puissance et de l’équilibre », explique Aboul-Qassem avec fierté. Aboul-Qassem excelle dans l’agrès des anneaux, car c’est grâce à cela qu’il a remporté la plupart de ses médailles. « J’ai choisi cette épreuve car très peu de gymnastes au niveau africain ou arabe y ont réalisé des résultats, car elle exige beaucoup d’entraînement. Cette épreuve est tellement diffi­cile qu’elle fait perdre beaucoup de points aux gymnastes égyptiens au classement général », ajoute-t-il. La performance de Ali Aboul-Qassem est le fruit de longues années de préparation qui a commencé dès l’âge de 4 ans au club du Caire. A l’âge de 12 ans, il rejoint le club Al-Seid à Doqqi. Il remporte la médaille d’or dans l’épreuve des anneaux aux Championnats nationaux. Grâce à sa bonne performance, il rejoint la sélection senior à l’âge de 18 ans. Et c’est à partir de 2011 que ce jeune gymnaste commence à attirer l’at­tention des observateurs lors de la Coupe du monde en Slovénie où il s’est classé 9e. Il a rem­porté la même année une médaille d’or dans l’épreuve des anneaux aux Jeux arabes du Qatar. En 2012, il s’est classé 8e à la Coupe du monde toujours au Qatar. Durant la même année, il a remporté le titre africain dans la même épreuve aux Championnats d’Afrique en Tunisie. La même année, il se classe 5e à la Coupe du monde qui a eu lieu en Belgique. En 2013, il poursuit sa lancée en se classant 6e à la Coupe du monde en Slovénie.

Farida, un nom à retenir

Farida Choukri
Farida Choukri.

Aboul-Qassem n’est pas le seul à avoir réussi à inventer un mouvement qui porte son nom. Les filles ont pu également se distinguer par un mou­vement dans l’agrès du sol. Farida Choukri, cette jeune gymnaste de 19 ans, a pu malgré son jeune âge faire un saut composé de plusieurs mouve­ments acrobatiques de grande difficulté. « Je suis contente de faire un mouvement qui porte mon nom. C’est un mouvement très difficile qui exige un corps souple, fort et équilibré. J’ai dû passer un an avec mes deux entraîneurs Nihad Zayed et Maha Naguib qui m’ont beaucoup aidée à maîtri­ser ce mouvement difficile. Selon les évaluations des jurys, j’ai présenté ce mouvement avec une haute technicité et une grande rapidité », dit Farida Choukri avec beaucoup d’assurance. Elle a maintenant 19 ans, elle a commencé à pratiquer la discipline à l’âge de 4 ans au club Al-Seid à Doqqi par passion pour ce sport. Elle a commencé sa carrière senior à l’âge de 16 ans grâce à son excel­lente performance dans les Championnats natio­naux. Malgré son jeune âge, elle a pu remporter un bon nombre de médailles. En 2010, elle a rem­porté la médaille d’argent aux Championnats d’Afrique en Namibie. En 2011, elle s’est classée 4e dans l’épreuve du cheval à la Coupe du monde du Qatar. En 2013, elle décroche la 7e place dans l’épreuve du sol lors de la Coupe du monde en Slovénie. « Pour moi, c’est un exploit qui n’est pas moins important qu’une médaille. Cela prouve que nous sommes compétents et aptes à se distinguer en présentant des mouvements diffi­ciles. Mais nous avons besoin de plus d’expé­rience pour être à la hauteur », conclut-elle.

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