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La lutte a baissé les bras

Doaa Badr, Mardi, 24 septembre 2013

L'Egypte n'a enregistré aucun résultat positif aux Championnats du monde de lutte qui ont eu lieu du 16 au 22 septembre à Budapest (Hongrie).

Lutte
Les Egyptiens, à l'image d'Ibrahim Farag, ont fait pâle figure lors de la compétition. (Photo: Lutte)

Après 7 jours de compétitions à Budapest, en Hongrie, les Championnats du monde se sont achevés le 22 septembre avec la suprématie de la Russie qui a monopolisé la première place avec 43 points, très loin devant ses concurrents. La Corée du Sud arrive à la 2e place avec 37 points et la Hongrie, pays hôte, a terminé à la 3e place avec 31 points, soit sa meilleure performance depuis son titre en 2005. L’Iran, nouveau géant de la lutte, s’est classé à la 4e place avec 29 points, suivi de l’Arménie, 5e, avec 28 points.

Ces Mondiaux ont connu plusieurs surprises, avec des victoires et des pertes inattendues. Mais la plus grande surprise de ces Mondiaux était réalisée par le lutteur indien Tulsi Yadan Sandeep, premier Indien à remporter une médaille aux Championnats du monde de lutte en décrochant le bronze du 66 kg gréco-romaine.

15 pays ont remporté des médailles lors de ces championnats, mais aucun pays africain ou arabe ne figure sur le tableau des médailles de ces Mondiaux, y compris l’Egypte qui a réalisé sa plus mauvaise performance aux Mondiaux. Les Pharaons ont connu une traversée de désert depuis la médaille d’or obtenue aux Mondiaux 2006 par Mohamad Abdel-Fattah (Boogy) dans la catégorie 84 kg gréco-romaine. Et l’absence des deux stars de la lutte égyptienne (Karam Gaber, champion olympique 2004 et vice-champion olympique 2012, et Mohamad Abdel-Fattah, champion du monde 2006) a profondément affecté la performance égyptienne aux Mondiaux.

Les 7 lutteurs qui ont disputé ces Mondiaux n’ont pas été à la hauteur de la compétition. Aucun d’entre eux n’a pu atteindre les quarts de finale. La meilleure performance égyptienne à ces Mondiaux était une 12e place réalisée par Haissam Ahmad Mahmoud dans la catégorie 55 kg gréco-romaine. Après avoir battu en seizième de finale le Géorgien Bochana Pulkaradze, l’Egyptien s’est incliné en huitièmes de finale devant le Kazakh Nursultan Kalmurzagav. Ayad Ibrahim Khalil, lui aussi, a réalisé une performance satisfaisante en terminant 15e en 66 kg lutte libre. Lors des 16es de finale, il a battu Roshan Indika Liyange de Sri Lanka, puis il a été battu en huitièmes de finale par Levan Kelekhsashlvili de Géorgie. Tous les autres Egyptiens ont été éliminés de la compétition dès le premier match, même les prometteurs tel Tareq Abdel-Salam, médaillé de bronze aux Championnats du monde juniors.

« Tous ces lutteurs sont très jeunes. Ils n’ont pas l’expérience nécessaire pour les Mondiaux. C’est une équipe jeune que nous avons formée à la fin de l’année dernière. Ces lutteurs n’ont pas disputé beaucoup de compétitions. Ils ont besoin d’un peu de temps », souligne Mahmoud Fathallah, entraîneur de la sélection nationale.

La majorité des lutteurs de la sélection nationale sont très jeunes avec une moyenne d’âge de 22 ans. Par exemple, Tareq Abdel-Salam a seulement 20 ans. Mais il faut dire qu’ils ont fait une bonne préparation. Ils ont disputé plusieurs compétitions telles que les Championnats d’Afrique et les Jeux méditerranéens de Mersin (Turquie). Certains d’entre eux ont disputé les Championnats du monde juniors. Leur jeune âge et leur manque d’expérience restent un handicap pour eux.

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