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Zamalek joue pour l’honneur

Doaa Badr, Lundi, 08 octobre 2012

Zamalek disputera du 13 au 19 octobre à Doha les Championnats du monde des clubs, sans préparation et sans grand espoir.

Zamalek joue pour l’honneur

En tant que champion d’Afrique, Zamalekparticipera du 13 au 19 octobre à Doha (Qatar), aux Championnats du monde des clubs qui réunissent l’élite mondiale de cette discipline. Il participe à cette compétition pour la 2e fois. Zamalek figure dans le groupe B, qui regroupe Zenit Kazan (Russie), champion d’Europe, PGE Skra Belchatow (Pologne) et Al-Arabi (Qatar), champion d’Asie. Il débutera son parcours en affrontant le club polonais PGE Skra Belchatow, le 13 octobre dans la salle de l’Aspire Dome. En fait, les 3 rivaux de Zamalek sont d’un très haut niveau. L’équipe polonaise compte plusieurs joueurs de la sélection polonaise qui a remporté la Ligue mondiale. Le club russe vient de l’une des plus grandes nations de la discipline et championne du monde à plusieurs reprises. Le club qatari, quant à lui, compte des joueurs d’un très haut niveau, puisque le club regroupe 9 volleyeurs d’Europe. « Il faut savoir que la concurrence sera très dure, car ces grands clubs ont un niveau beaucoup plus élevé. Notre but n’est pas de nous qualifier pour le second tour, mais de faire une bonne présentation lors de la compétition », dit Mohamad Al-Laqqani, directeur technique de Zamalek.

En effet, il sera presqu’impossible pour Zamalek de dépasser le premier tour, puisque seuls les deux premiers de chaque groupe se qualifieront pour le second tour. « Nous devons être réalistes. Les joueurs disputeront cette compétition sans préparation sérieuse. Leur niveau est mauvais au moment où les autres clubs ont bien préparé pour ces Championnats », souligne Hassan Al-Hossary, entraîneur de Zamalek. En effet, le club égyptien était sur le point de se retirer de la compétition. Les joueurs ont vécu une mauvaise passe. L’histoire a commencé le mois dernier, lorsque les volleyeurs ont boycotté l’entraînement après le non-paiement de leurs arriérés de salaires et de primes par le conseil d’administration. « Ces joueurs ont beaucoup supporté malgré le non-paiement de leurs salaires pendant plus d’un an. Outre cela, les primes des Championnats d’Afrique des clubs qu’ils ont remportés en avril dernier en Tunisie, après avoir battu en finale le club tunisien l’Etoile du Sahelqui jouait à domicile. L’annulation du championnat national de football a affecté le volley et toutes les autres disciplines, car c’est le foot qui entretient les autres disciplines vu ses rentrées financières », confie Al-Hossary. De plus, le conseil d’administration a annulé le stage de préparation de l’équipe prévu avant les Championnats du monde des clubs. Les joueurs qui avaient pris leur visa et qui étaient en pleine préparation ont été très en colère. Ils ont décidé de boycotter l’entraînement pour attirer l’attention des responsables. Mais la réaction des membres du conseil d’administration du club était inattendue. Ils ont décidé de punir les joueurs en les privant de la participation aux Championnats du monde des clubs. « C’était une mauvaise décision, car elle a accentué les problèmes », dit l’entraîneur de Zamalek. Ainsi, les joueurs sont restés loin de l’entraînement pendant 2 longues semaines. Ce n’est qu’après l’intervention d’Ahmad Abdel-Dayem, ancien vice-président de la Fédération égyptienne de volley-ball, la semaine dernière, que l’entraînement a repris. Ce dernier a joué le rôle d’intermédiaire entre les joueurs et Mamdouh Abbass, le président du conseil d’administration de Zamalek qui a bien compris la situation. Il leur a promis de résoudre leur problème le plus vite possible. « Nous avons repris l’entraînement par amour pour notre club. C’est pour cette raison que nous nous sommes entraînés pendant plus d’un an sans le paiement de nos salaires », dit Saleh Fathi, joueur.

Le volley affecté

Outre ces problèmes, Zamalek souffre, comme toutes les autres disciplines égyptiennes, de l’annulation du Championnat national, ce qui a affecté de plein fouet le niveau des joueurs. En fait, durant toute l’année dernière, l’équipe n’a disputé que les Championnats d’Afrique des clubs après l’annulation du Championnat d’Egypte à cause de la situation que traverse le pays et l’insécurité qui règne en Egypte. Seuls les joueurs de la sélection nationale ont eu l’occasion de disputer quelques compétitions. « Il n’existe pas de sport dans le pays qui ne comporte pas de championnat national », affirme Al-Laqqani. Afin de compenser cela, l’encadrement technique de Zamalek a beaucoup travaillé sur l’état physique des joueurs. Durant l’entraînement, les entraîneurs ont joué sur la concurrence. Ils ont utilisé le système de scores qui compte sur la réalisation d’un score fixe dans une partie spécifique du terrain.

Avant le déplacement à Doha, Zamalek a effectué quelques matchs amicaux avec les clubs de Petrojet et Al-Gueich. « Ce sont les seuls clubs égyptiens qui sont prêts », souligne Al-Laqqani.

Malgré tous ces problèmes, les joueurs sont très motivés. Ils font de leur mieux durant l’entraînement afin de faire bonne figure au Mondial des clubs. « Il faut préciser que cette compétition est d’une grande importance sur le plan international. Elle sera bien médiatisée et les agents de transfert seront présents afin de détecter les joueurs, vu que nous sommes en pleine période de transferts. Ainsi, les Egyptiens visent à attirer l’attention des agents, afin de décrocher des contrats de transfert à l’étranger », conclut Al-Hossary

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