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Medhat Moataz, le sabreur à l’avenir radieux

Marianne Youssef, Mardi, 28 septembre 2021

Sur les pistes depuis l’âge de 6 ans, le jeune escrimeur Medhat Moataz collectionne les médailles dans sa discipline, le sabre. Portrait.

Medhat Moataz,

Agé de seulement 21 ans, le jeune sabreur Medhat Moataz a pourtant un parcours déjà riche d’expériences dans une discipline qu’il a découverte précocement. « J’ai commencé l’escrime à 5 ans en voyant par hasard dans une annonce dans mon club Al-Seid, à Doqqi, qu’ils cherchent des enfants de 5 ou 6 ans pour intégrer l’équipe du club en sabre. Mes parents m’ont encouragé à m’y intégrer. J’étais motivé le premier jour du rassemblement en croisant une amie de l’école qui faisait partie de la même équipe », se souvient Medhat. Et d’ajouter : « J’ai essayé l’escrime, et j’ai tout de suite accroché. J’adorais le fait de pouvoir combattre d’autres personnes. En plus, j’avais des qualités plutôt optimales pour ce sport. Du coup, j’ai décidé de continuer dans cette voie ».

Le parcours de ce jeune sabreur comporte déjà quelques beaux succès et des résultats prometteurs. A 15 ans, il réalise ses premières belles performances au niveau international en décrochant une médaille de bronze aux Jeux méditerranéens cadets. A 16 ans, il remporte une médaille d’argent à la Coupe du monde junior. En 2018, il remporte le bronze aux Jeux méditerranéens et l’or au Championnat arabe. En 2019, il assure sa place dans la sélection senior en remportant une médaille d’or aux Championnats d’Afrique et une autre médaille d’argent aux Jeux africains. Mais c’est l’année 2020 qui est un grand tournant dans sa carrière, car il rafle une médaille de bronze à la Coupe du monde de Russie.

Le jeune sabreur est accompagné quotidiennement dans sa progression par un directeur technique italien nommé par la Fédération égyptienne d’escrime depuis 2020. « Le directeur technique italien constitue un véritable appui pour moi. Il possède une expérience précieuse dont je ne manque pas de me nourrir. Il constitue une source inépuisable de bons conseils et un modèle de longévité que j’admire. Je lui dois la performance que j’ai réalisée aux Jeux olympiques de Tokyo où j’ai raflé une 5e place en équipe », dit Moataz.

L’escrime, comme la plupart des sports en duel, suppose de grandes qualités d’anticipation et des réflexes aiguisés. Voilà pourquoi Moataz donne une importance particulière à l’entraînement pour améliorer son propre geste, autant en termes de vitesse que de précision. « Physiquement, il y a énormément de travail d’appui au sol, donc il faut avoir des pieds très palpeurs, un peu comme un sprinteur. Je dois faire également beaucoup de musculation pour être explosif et j’y ajoute du travail avec mon préparateur mental, car le meilleur muscle à travailler en sabre c’est le cerveau. L’escrime est un sport complet qui fait travailler des pieds au cerveau ».

Du haut de ses 21 ans, Moataz est un escrimeur talentueux qui n’a pas encore démontré son potentiel entier. Moataz préfère dès lors regarder devant lui et vise une médaille olympique. « Mon plus grand rêve serait de remporter le graal, une médaille olympique. Mais il reste encore du chemin à parcourir ou plutôt des pistes à fouler », conclut-il.

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