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TOKYO 2020 : Les quatre fiertés de l’Egypte

Mirande Youssef et Marianne Youssef, Mardi, 10 août 2021

Quatre athlètes ont honoré l’Egypte en raflant des médailles de bronze aux JO de Tokyo 2020. Focus.

Les quatre fiertés de l’Egypte

Hedaya Malak, l’honneur du taekwondo égyptien

Hedaya Malak

La pionnière du taekwondo égyptien, Hedaya Malak, 28 ans, a réalisé un exploit en remportant sa deuxième médaille olympique. Cette médaille est une ligne de plus sur le parcours impressionnant de Hedaya. Aux JO de Rio 2016, Malak avait décroché la médaille de bronze en catégorie de -57 kg. A Tokyo, dans une nouvelle catégorie de poids, elle a décroché sa deuxième médaille olympique en remportant la bronze de la catégorie de -67 kg, après avoir battu en match de médaille l’Américaine Paige Mcpherson 17-6. Hedaya a fait un excellent parcours. En 8es de finale, elle a battu dans un match très difficile la Française Magda Wiet Henin sur le score de 11-6. En quarts de finale, Malak a été battue par la Britannique Lauren Williams, championne d’Europe, sur le score de 12-13. La qualification de la Britannique à la finale a permis à Hedaya de jouer des matchs de repêchage. Donc, elle a battu en repêchage l’athlète de Tonga 9-0 et s’est qualifiée pour jouer le match de la médaille de bronze contre l’Américaine Paige Mcpherson qu’elle a battue 17-6. A la suite de cette médaille, Hedaya a déclaré que cette médaille était une fierté pour la femme égyptienne et arabe. « Mon rêve était une deuxième médaille olympique. Maintenant que j’ai accompli mon but, je vais me fixer de plus grands objectifs. J’ai déjà décroché des médailles internationales, mais cette médaille olympique a une saveur particulière. J’essaie de savourer cet exploit car il s’agit pour moi d’une expérience inoubliable qui m’a donné une grande confiance en soi et une détermination. Il s’agit d’un titre émouvant, car j’ai honoré mon pays au sein de ce rendez-vous qui réunit les stars de la discipline », assure Hedaya avec fierté.

Seif Eissa, le renommé du taekwondo

Seif Eissa

Seif eissa, 23 ans, a décroché la médaille de bronze de la catégorie de -80 kg après avoir battu en match de médaille le Norvégien Richard André Ordeman sur le score de 12-4. Durant son parcours, Eissa a prouvé son niveau en jouant des matchs d’un très haut niveau. En 8es de finale, il a facilement écrasé l’Australien Jack Marton sur le score de 11-1. Puis, il a continué son élan en quarts de finale en battant l’Italien Simone Alessio, champion du monde 2019 en -74 kg, sur le score de 6-5. Son match en demi-finales était le plus difficile en affrontant l’athlète du Comité olympique, le Russe Maksim Khramtcov, numéro 1 mondial, champion du monde 2017 et vainqueur d’un grand nombre de Grand Prix. Eissa a été battu par le Russe sur le score de 1-11 et a joué le match de la médaille de bronze qu’il a remporté sous la direction de son entraîneur Mohamed Magdi, qui l’a conduit durant tous ses matchs. « Cet exploit est sans doute un grand pas en avant pour moi. Je vis actuellement l’un des plus beaux chapitres de ma vie et de ma carrière. C’est une sacrée fierté pour moi de marquer l’histoire de mon pays et de voir le drapeau de mon pays se lever à Tokyo », dit Eissa.

Cette médaille est une récompense pour le champion qui a raté sa qualification olympique à Rio 2016. Eissa avait déjà remporté la médaille de bronze aux JO de la jeunesse de Nanjing, soit une première pour le taekwondo égyptien, pour annoncer la naissance d’un jeune champion talentueux. Eissa est le premier Egyptien à remporter 4 médailles aux Grands Prix avec 2 médailles d’argent en 2017 et 2019 et 2 médailles de bronze en 2018. Il est aussi le premier à avoir occupé la tête du classement mondial de la catégorie de -74 kg pour 3 mois en 2017.

Kisho, le soldat de la lutte gréco-romaine

Kisho

Le lutteur gréco-romain, Mohamed Ibrahim El-Sayed (Kisho), 67 kg, a été à la hauteur des espoirs en remportant une médaille de bronze. En 8es de finale, il a battu le Coréen Hansu Ryu 7-6. En quarts de finale, il a battu dans un match difficile l’Arménien Karen Aslanyan, et en demi-finales, il a été battu par l’Ukrainien Parviz Nasibov 6-7. Il s’est qualifié pour jouer le match de la médaille de bronze, et a battu le Russe Artem Surkov après avoir marqué le dernier point lors d’un match nul 1-1. « Je suis très fier de cette médaille. Bien sûr je visais l’or, mais je travaillerai davantage pour faire mieux à Paris 2024. Cette médaille a réédité l’exploit de la star Karam Gaber qui est toujours pour moi un modèle à suivre et a fait revenir les années de gloire de la lutte égyptienne », dit Kisho. La médaille de bronze d’El-Sayed est la 5e médaille de la lutte pour l’Egypte dans l’histoire olympique. La lutte a déjà réalisé des exploits au temps récent en décrochant deux médailles par la légende Karam Gaber, une d’or aux JO d’Athènes 2004 et une d’argent aux JO de Londres 2012. La lutte égyptienne a connu ensuite une période de recul jusqu’à l’arrivée de la nouvelle génération représentée par Kisho, 4e au classement mondial junior et médaillé d’or aux Championnats du monde junior en 2015 et 2016. Il est aussi médaillé d’or aux Championnats du monde des -23 ans en 2018 et 2019. En 2019, il a remporté l’or aux Jeux militaires et aux Championnats d’Afrique 2020.

Giana Farouk, la légende du karaté

Giana Farouk

Assurée d’être sur le podium après le premier tour chez les -61 kg en kumité, la karatéka Giana Farouk, 26 ans, a écrit l’histoire en remportant une médaille de bronze après sa qualification pour la demi-finale, puisque les 4 premiers décrochent des médailles. Au premier tour, Giana Farouk avait battu la Péruvienne Alexandra Vanessa Grande Risco sur le score de 2 à 0, l’Ukrainienne Anita Serogina sur le score de 2 à 1 et la Marocaine Btissam Sadini sur le score de 5 à 0 et a été battue par Jovana Prekovic. Malgré cette dernière défaite, elle s’est qualifiée pour les demi-finales et a assuré une médaille olympique. En demi-finales, l’Egyptienne a été battue par la Chinoise Xioyan Yin avec décision des arbitres après un match nul.

« J’avais envie d’avoir l’or, mais j’ai fait ce que j’avais à faire. C’était mon rêve depuis 21 ans. J’ai travaillé très dur pour ce moment. J’ai déjà eu 11 médailles mondiales, mais celle-ci est complètement différente. Elle a vraiment une saveur particulière parce que c’est la première participation du karaté aux Jeux olympiques. On est en train d’écrire l’histoire de cette discipline », a-t-elle déclaré. Une médaille olympique, c’est vraiment ce qui manquait à cette championne, deux fois championne du monde senior et détentrice d’une vingtaine de médailles dans des compétitions internationales majeures. Entre 2014 et 2016, Giana Farouk n’a perdu aucun titre mondial.

La médaille d’or qu’elle a décrochée aux Mondiaux seniors de 2016 était son 7e titre consécutif aux Championnats du monde, seniors et juniors (-21 et -18 ans). Depuis 2013, elle a décroché l’or aux Mondiaux à la fois chez les juniors et chez les seniors. Grâce à cet exploit, Giana Farouk est devenue en 2016 la plus jeune karatéka à occuper la première place du classement mondial senior dans la catégorie des -61kg. La Fédération internationale de karaté l’a surnommée « la légende du karaté ». En 2018, elle remporte une médaille de bronze aux Mondiaux seniors, l’or aux Jeux méditerranéens et l’or aux Championnats d’Afrique. En 2019, elle remporte à nouveau l’or aux Championnats d’Afrique et une médaille de bronze aux Jeux africains au Maroc. Et en 2020, elle remporte une médaille d’or aux Championnats d’Afrique.

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