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Farida Osman : « Je vais entamer une nouvelle étape aux Etats-Unis »

Doaa Bad, Mardi, 13 août 2013

L'Egyptienne Farida Osman a réalisé, à 18 ans, la meilleure performance pour l’Egypte dans l’histoire des Championnats du monde de natation en terminant 7e des 50 m papillon. Entretien.

Farida Osman
Farida Osman

Al-ahram hebdo : Quelles sont vos impressions en devenant la première Egyptienne et Arabe à disputer une finale des Mondiaux de natation ?

Farida Osman : Je suis très heureuse d’avoir réalisé la meilleure performance égyptienne dans l’histoire des Mondiaux. Cela me comble de joie et de fierté. J’ai fait beaucoup de sacrifices l’année dernière. Je m’entraînais 2 fois par jour même durant le mois du Ramadan. Je n’ai pas perdu mon temps. Après avoir réalisé cette performance, j’ai senti que j’avais récolté les fruits de mon travail. Il est vrai que j’avais remporté la médaille d’or aux Championnats du monde juniors qui ont eu lieu au Pérou en 2011 et la médaille d’or aux Jeux méditerranéens de Mersin 2013 qui sont très précieuses pour moi, mais la finale des Mondiaux seniors était totalement différente.

— Parlez-nous de votre parcours durant ces Mondiaux ...

— J’ai débuté la compétition avec un temps de 26.45, un record qui me classe à la 11e place et qui m’offre une qualification pour les demi-finales. En demi-finales, la concurrence était beaucoup plus serrée en présence des 16 meilleures nageuses au monde. J’étais dans le groupe A et j’ai battu le record de l’Afrique en réalisant 26.12, ce qui m’a permis de me classer à la 4e place du groupe. J’étais obligée d’attendre la fin des compétitions dans le groupe B pour savoir si j’étais qualifiée pour la finale (ndlr : Les 8 premières nageuses des deux groupes se qualifient pour la finale). Ce moment d’attente était le plus difficile de ma vie. Après la demi-finale B, mes yeux n’ont pas quitté l’écran en attendant l’annonce des 8 nageuses qualifiées pour la finale. En voyant mon nom à la 7e place, j’ai sauté de joie. J’ai embrassé mes coéquipières qui étaient très contentes pour moi. Le jour suivant, j’ai disputé la finale qui était totalement différente. C’était un moment inoubliable. J’étais très stressée, car j’étais devenue le centre d’intérêt de tout le monde. En réalisant un record de 26.17, j’ai terminé 7e de la finale des 50 m papillon, une épreuve remportée par la Danoise Jeanette Ottesen Gray (25.24) suivie de la Chinoise, Ying Lu (25.42) et la Néo-Zélandaise, Ranomi Kromowid Jojo.

— A 18 ans, vous avez un niveau sans précédent en Egypte. Quel est votre secret ?

— Il n’y a pas de secret. Je travaille sérieusement. Lors des entraînements, je me surpasse en déployant un maximum d’efforts. Je suis très stricte sur mon programme de préparation. Mon entraîneur ukrainien, Vladimir, m’a beaucoup aidée, surtout sur le plan technique. C’est le résultat d’un travail commun entre l’entraîneur et le nageur. La préparation ne s’arrête pas. Je ne veux pas oublier les efforts consentis par mes parents. Ils ont fait beaucoup de sacrifices pour que j’atteigne ce niveau.

— Aujourd’hui, vous avez atteint un niveau international. Comment allez-vous travailler dans la période à venir ?

— En fait, je vais entamer ce mois-ci une nouvelle étape de ma vie. Comme j’ai terminé cette année mon bac américain, j’ai décidé de faire mes études universitaires aux Etats-Unis. Je pars aux Etats-Unis le 21 août, afin de commencer mes études à l’Université UC Berkeley en Californie. J’ai choisi cette université car c’est la première université américaine en natation. Elle occupe la première place aux Championnats universitaires américains. Je commencerai mes entraînements sous la houlette de Perri Mckeever, le célèbre entraîneur américain qui entraîne des champions du monde et champions olympiques américains, telle Natalie Coughlin, qui a remporté 6 médailles olympiques en 2008. Je suis contente d’entamer cette nouvelle étape de ma vie. Je ne suis pas trop stressée, car je connais bien l’entraîneur et certaines nageuses. J’ai même rencontré ma collègue de chambre à l’Université lors des Mondiaux de Barcelone.

— Votre épreuve privilégiée ce sont les 50 m papillon. Avez-vous l’intention d’essayer d’autres épreuves ?

— Bien sûr. Aux Etats-Unis, je vais commencer à m’entraîner sur les 100 et 200 m qui sont un peu plus difficiles. J’ai besoin de travailler un peu plus sur ma technique.

— Pensez-vous que votre niveau progresse aux Etats-Unis ?

— Je suis sûre et certaine. Je serai totalement concentrée sur l’entraînement. Tout sera organisé pour moi, contrairement à ce qui se passait en Egypte, où j’étais obligée de régler moi-même les petits détails. Aux Etats-Unis, l’entraînement et les études seront au même endroit, ce qui facilite le travail. En plus de la stabilité qui sera un atout pour moi.

— Quels sont vos objectifs ?

— Mon but principal est de remporter une médaille olympique en 2016. L’année prochaine, mon but sera de remporter une médaille aux Jeux olympiques de la jeunesse qui auront lieu en Chine. En 2015, je rêve d’une médaille aux Mondiaux. Et durant l’année en cours, j’aimerais remporter une médaille aux Championnats universitaires américains.

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