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Ons Jabeur dans la cour des grands

Doaa Badr, Mercredi, 04 novembre 2020

Parvenue en quarts de finale du tournoi d’Ostrava en République tchèque, la tenniswoman tunisienne Ons Jabeur termine la saison 2020 sur leschapeaux de roues. Elle occupe désormais la 31e place du classement mondial.

Ons Jabeur dans la cour des grands

Sur sa page Facebook, la ten­niswoman tunisienne Ons Jabeur a tenu à remercier ses suppor­ters. « Merci tout le monde. La sai­son 2020 était très positive, j’ai réalisé le meilleur classement de toute ma carrière. Je vous promets d’autres réussites », a-t-elle écrit. Sur ces mots, la Tunisienne de 26 ans achève une saison 2020 pleine de succès après sa participation au tournoi d’Ostrava en République tchèque où elle a été éliminée en quarts de finale. A ce stade de sa carrière, elle est classée 31e joueuse mondiale WTP.

En fait, Jabeur a fourni de grands efforts pour atteindre ce niveau. Elle a été remarquable durant toute l’an­née 2020 où elle a pris part à d’in­nombrables compétitions de haut niveau.

Après sa récente participation aux quarts de finale à Ostrava, Ons Jabeur est montée d’une place au classement WTP. Classement qui a son importance puisqu’elle y occupe la 31e place mondiale. Malgré la situation actuelle et la pandémie de Covid-19, on peut dire que la joueuse de 26 ans réalise une magnifique saison.

Cette année, en plus de son meilleur classement, elle a atteint les quarts de finale à Melbourne (Grand Chelem) pour la première fois de sa carrière. Un parcours qui lui a per­mis d’engranger de la confiance mais également de se fixer des objectifs en envisageant de figurer dans le top 20.

Malgré la pandémie de Covid-19, l’année 2020 a été une année de gloire pour la jeune Tunisienne. Elle a commencé la saison à la 81e place du classement mondial. Elle a été éliminée au premier match de l’Open de Shenzhen en Chine le 5 janvier. Par la suite, elle a atteint les 8es de finale au tournoi international de Hobart, en Australie, avant de réali­ser un exploit le 20 janvier à l’Open d’Australie. Un tournoi de Grand Chelem, où elle a atteint les quarts de finale pour la première fois de sa carrière. Cette performance l’a pro­pulsée à la 45e place. Elle a pour­suivi sur son élan en disputant les quarts de finale de l’Open du Qatar le 23 février, puis les quarts de finale de l’Open de Top Seed aux Etats-Unis en août. Elle a enchaîné par les quarts de finale de l’Open de Western and Southern aux Etats-Unis en août et enfin les quarts de finale de l’Open d’Ostrava. Ons a également disputé le tour de l’US Open aux Etats-Unis en septembre et les 16es de finale au Roland Garros du 27 septembre au 10 octobre.

Une carrière époustouflante

Cette performance n’est pas vrai­ment une surprise pour cette joueuse qui entre désormais dans l’histoire en se révélant aux yeux du monde. Elue meilleure athlète arabe de l’an­née, sacrée chez les juniors à Roland-Garros en 2011, Ons Jabeur entre de manière époustouflante dans la cour des grands et confirme qu’elle pos­sède un potentiel extraordinaire pour encore aller plus loin. En effet, la jeune femme a connu un parcours brillant chez les juniors. En 2010, elle avait accédé à la finale junior de Roland Garros, mais a été défaite par Elina Svitolina. Un an plus tard, elle parvient à remporter le tournoi de la Porte d’Auteuil contre Monica Puig. Une promesse qu’elle s’était faite à l’âge de 9 ans. « A un tournoi à Montpellier, j’avais dit que je rem­porterais Roland Garros. Tout le monde s’était moqué de moi, se rap­pelle la joueuse de 26 ans. Mon rêve de petite fille est devenu réalité ».

La jeune Tunisienne est même considérée comme la meilleure joueuse arabe de l’histoire du ten­nis. C’est une pionnière comme l’affirme la jeune Egyptienne Mayar Sherif : « J’avais l’habitude de voir Ons et de me dire : Ons a atteint le top 200, pourquoi pas moi ? Ons a atteint le top 100 et est restée long­temps dans le top 200, pourquoi ne pourrais-je pas y parvenir ? J’ai vu comment Ons est montée étape par étape. Peut-être que si nous avions de meilleures ressources ou bien si nous avions quelqu’un pour nous montrer le chemin, nous aurions réalisé des performances plus tôt. Cela ne veut pas dire que nous n’y arriverons pas. Pour le moment, nous ne sommes que deux représen­tantes du tennis arabe et j’espère que les générations futures pour­ront nous observer et se dire : eh bien, si elles l’ont fait, pourquoi pas nous ? ».

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