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Inacio tente de sauver Zamalek

Karim Farouk, Mardi, 11 avril 2017

Le nouvel entraîneur portugais, Augusto Inacio, vient d'arriver au club Zamalek. Il a la ferme intention de remettre l’équipe sur les rails et de la sortir de la mauvaise passe.

Inacio tente de sauver Zamalek
Zamalek est pratiquement en dehors de la concurrence pour le titre de cette année. (Photo : Hachim Aboul-Amayem)

Le portugais Augusto Inacio est le troisième entraîneur de la saison de l’équipe de Zamalek. Il succède à Moemen Soliman et Mohamad Helmi. L’entraîneur expé­rimenté de 62 ans qui a été présenté, samedi dernier lors d’une conférence de presse, connaît ses objectifs : redonner à l’équipe ses lettres de noblesse et restaurer la discipline. « Je lui ai demandé une seule chose, c’est d’imposer la discipline sur et hors du terrain et je lui confirme que le conseil d’administration approu­vera toutes ses décisions pour atteindre cet objectif », a déclaré Mortada Mansour, président du club, lors de cette conférence.

Inacio ne possède qu’une petite expérience dans la région à Ahli du Qatar, mais il peut se vanter d’avoir entraîné de grands clubs dans son pays natal tels que Porto et Sporting de Lisbonne qu’il a mené à la pre­mière place du podium du cham­pionnat en 2000. Depuis ses débuts en tant qu’entraîneur à Rio Ave en 1990, cet ancien champion d’Europe avec Porto en 1987 a su s’imposer au sein des clubs en raison de sa forte personnalité et de son travail exigeant. « L’administration a répondu à toutes mes demandes et me soutient grandement. Je sais que beaucoup de rumeurs courent mais je ne tolérerai pas que cela vienne interférer dans mon travail. J’ai quitté mon poste à Ahli au Qatar car les dirigeants avaient tenté de s’im­miscer dans mon travail avec les joueurs », a dit Inacio, lors de la conférence de presse.

Le technicien portugais a commen­cé à imposer sa loi en débarquant avec trois assistants et en écartant Mohamad Salah, l’entraîneur adjoint, et le Brésilien Marco Rodrigo, le pré­parateur physique. Le nouveau staff recevra un salaire mensuel total de 760 000 livres égyptiennes (soit presque 38 000 dollars) et leur contrat s’étend sur 18 mois. « Zamalek a besoin de faire le ménage. Nous allons tout reprendre à zéro. Les joueurs ne sont pas dans un bon état d’esprit, physiquement, ils ont besoin de travailler et de réduire leurs poids, et bien sûr techniquement, il y a aussi du travail », explique Inacio. Celui-ci a regroupé ses joueurs dans un camp fermé pour qu’ils se concentrent uni­quement sur l’entraînement.

Recréer une équipe

« Zamalek possède de bons joueurs mais pas une équipe. Tous les joueurs ont besoin de faire d’énormes efforts et je n’accepterai pas qu’il y en ait qui ne donnent pas leur maximum. Il n’y a pas de vedettes au sein de mon équipe et chaque joueur devra s’im­poser par ses efforts et ses progrès », a-t-il ajouté.

Les Blancs possèdent une palette à faire rêver n’importe quel entraîneur avec 8 joueurs internationaux et une poignée de bons talents. Inacio sera dans l’embarras du choix mais le défi est de trouver la bonne formule. Car en effet, malgré cet énorme potentiel, Zamalek est pratiquement hors course pour le titre de cette sai­son. Il a chuté à la 4e place du clas­sement et ne comptabilise que 40 points, ce qui l’éloigne de 18 points du leader et champion en titre, Ahli. Les chiffres ne reflètent pas la qua­lité du groupe. La défense, menée par l’international Ali Gabr et le gardien Ahmad Al-Chennawi ou même son remplaçant Mahmoud Abdel-Réhim « Génnech » (tous deux internationaux aussi), a encais­sé 12 buts en 21 rencontres, soit 8 de plus qu’Ahli. Mais c’est l’attaque qui est la plus grande énigme de Zamalek. Avec Hossam Paolo, buteur du championnat lors des deux dernières saisons, l’international Bassem Morsi, le Nigérian Stanley Ohawuchi, ancien buteur de Wadi Degla, et une foule de talents au poste de milieu offensif ou ailiers tels que Moustapha Fathi, Mohamad Ibrahim, Ayman Hefni, Ahmad Réfaat et Mahmoud Abdel-Razeq « Chikabala », les Blancs n’ont mar­qué que 25 buts et se sont classés 9e du championnat au niveau offensif.

« On ne s’entraînait pas assez lors de la dernière période. On ne connaissait exactement ni nos rôles, ni les consignes qu’on devait appli­quer lors des matchs », explique Chikabala, le capitaine de l’équipe. Les joueurs semblaient perdus entre les nombreuses tactiques avec de nombreux schémas de jeu tels que 4-3-3, 4-2-3-1, 4-4-2 et même 4-1-4-1. Le onze de départ a aussi été vivement remanié au point que 30 joueurs ont été utilisés pour le championnat jusqu’à présent. « C’est la pire période du club et nous sommes responsables de la crise actuelle. On pouvait voir que les joueurs ne s’entraînaient pas sérieusement et qu’ils n’étaient pas responsables. Mais nous avons un nouvel entraîneur et tout cela doit changer. Je veux avertir les joueurs qui n’ont pas vécu les périodes de déconfiture du club. Seuls Chikabala et moi, nous étions là dans ces moments difficiles. Vous, vous êtes venus dans des périodes de gloire et vous avez intérêt à travailler dur pour ne pas faire sombrer le club à nouveau », conclut Ibrahim Salah, vice-capitaine de l’équipe.

Focus

Inacio tente de sauver Zamalek

Nationalité : Portugaise.

Date de naissance : 30 janvier 1955.

Palmarès : Champion du Portugal en 2000 avec le Sporting de Lisbonne et vainqueur de la Coupe du Portugal en 2017.

Clubs : Rio Ave (1990-1991), Porto (assistant de 1994-1996), Maritimo (1996), Felgueiras (1996-1997), Maritimo (1997-1999), Chavez (1999), Sporting de Lisbonne (1999-2001), Vitoria Guimaraes (2001-2003), Belenenses (2004), Al-Ahli du Qatar (2004), Beira Mar (2005-2006), Ionikos de la Grèce (2006-2007), Foolad (2007-2008), Interclube (2008-2009), Naval (2009-2010), Leixoes (2010-2011), Vaslui de la Roumanie (2011-2012), Moreirense (2013 et 2016-2017), Zamalek (2017).

En tant que joueur

Palmarès : Vainqueur de la Ligue d’Europe en 1987 (Porto).

Vainqueur de la Supercoupe d’Europe en 1987 (Porto).

Vainqueur de la Coupe intercontinentale en 1987 (Porto).

Vainqueur de la Coupe d’Europe des vainqueurs des Coupes en 1984 (Porto),

5 fois Champion de Portugal en 1981, 1982 (Sporting), 1985, 1986, 1988 (Porto).

4 titres de Coupe de Portugal en 1978, 1982 (Sporting) et 1984 et 19888 (Porto).

Clubs : Sporting (1974 à 1982) Porto (1982 à 1989).

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