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Karim Hindawi : On n’a pas le droit à l’erreur

Mohamad Mosselhi, Mardi, 10 janvier 2017

Karim Hindawi, gardien de la sélection nationale, évoque les chances des Pharaons pour ce Mondial.

Karim Hindawi
Karim Hindawi, gardien de la sélection nationale. (Photo : AFP)

Al-Ahram Hebdo : L’Egypte jouera son premier match samedi prochain. Comment évaluez-vous les chances des Pharaons ?

Karim Hindawi : Je pense que nous avons toutes nos chances. Nous sommes prêts pour le Mondial. Un manque d’expérience des joueurs a été remarqué lors des éditions précédentes, mais aujourd’hui, nous avons tous mûri. Nous avons, pour la plupart d’entre nous, disputé au moins 3 Championnats du monde et nous possédons désormais l’expérience nécessaire pour briller dans un tel événement. Cette fois-ci, nous n’avons pas le droit à l’erreur, car toutes les conditions nous sont favorables. Au dernier Mondial, nous avons réussi à nous qualifier pour le second tour pour la première fois depuis 2003. Je pense que cette année, nous pouvons franchir le cap des 8es de finale, car notre place, d’après moi, est d’être dans le groupe des finalistes.

— Etes-vous satisfait de la préparation de l’équipe ?

— Oui, je suis très satisfait de notre préparation. Elle a été la meilleure depuis longtemps. Nous avons rencontré des équipes puissantes comme celles de la Tunisie, du Danemark, de la Russie et de l’Islande. Nous avons beaucoup profité de ces rencontres physiquement et techniquement. Cette série de matchs amicaux a renforcé l’expérience des joueurs les plus jeunes et a eu des conséquences positives sur le moral de tous, joueurs comme cadre technique.

— Que pensez-vous de la constitution du groupe C ?

— Il faut préciser que nous sommes dans un groupe de haut niveau. Avec une équipe championne olympique et une autre qui a décroché la deuxième place lors du dernier Mondial, notre mission ne sera pas du tout aisée. Il est clair que la Suède n’est plus l’équipe terrifiante qu’elle était, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’elle sera une proie facile. Nos précédents résultats contre les Suédois ne nous garantissent pas une victoire facile. Quant à l’Argentine et Bahreïn, ce sont des équipes prometteuses qui peuvent jouer les trouble-fêtes et créer la surprise.

— La défense du Danemark, du Qatar et de la Suède a de tout temps posé problème à la sélection égyptienne. Etes-vous prêts cette fois-ci à contrer ces défenses ?

— Je ne peux pas parler ici de nos stratégies de jeu. Mais il est clair que les équipes, qui ne possèdent pas de joueurs suffisamment puissants physiquement, souffrent énormément face aux tactiques de défense de ces trois équipes. Théoriquement, la meilleure solution pour contrer une défense très forte est la rapidité et les contre-attaques efficaces et précises.

— D’après vous, qu’est-ce qui manque aux Pharaons pour réitérer les exploits passés ?

— Il faudrait laisser partir les joueurs en Europe. Nous avons des joueurs très talentueux, à l’image d’Ahmad Al-Ahmar. Mais le problème est que les clubs demandent des compensations financières trop élevées pour faire transférer leurs joueurs dans d’autres clubs. La sélection possède trois joueurs seulement qui évoluent à l’étranger. C’est inacceptable. Si un grand nombre de joueurs pouvaient évoluer à l’étranger, cela assurerait à l’Egypte un avenir brillant et de nombreuses victoires à venir.

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