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Basketball : Les Pharaons rêvent de Rio

Chourouq Chimy, Mardi, 18 août 2015

L'Egypte disputera du 19 au 30 août la 28e édition du Championnat d’Afrique, qui aura lieu en Tunisie. Très motivés, les Pharaons rêvent du titre qualificatif aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

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Brillant lors du dernier Championnat du monde, Ibrahim Al-Gammal (à gauche) assumera une grande responsabilité avec la sélection dans la compétition africaine . (Photo : Site officiel du Championnat du monde 2014)

Finaliste en 2013, la sélection nationale va aborder le prochain Championnat d’Afrique qui commencera ce mercredi en Tunisie, avec un seul objectif, à savoir le titre de la compétition continentale. Une mission qui s’annonce difficile pour les Pharaons vu la présence du géant continental : l’Angola, vainqueur des 11 titres des 13 dernières éditions, la Tunisie, pays hôte de la compétition et championne d’Afrique en 2011, et les puissances continentales classiques comme le Nigeria et le Sénégal. « Cette édition sera très difficile. Tout le monde parle de l’Angola, mais je pense que le Sénégal sera un rival à craindre vu la présence de deux joueurs qui évoluent au NBA », explique Rami Guéneidi, capitaine de la sélection. Mais en même temps, les Pharaons semblent prêts à relever le défi. En effet, cette compétition revêt une importance extrême, car le vainqueur représentera le continent noir aux Jeux Olympiques (JO) de Rio de Janeiro l’été prochain. La dernière participation de l’Egypte aux JO remonte à 1984, soit depuis 31 ans, lorsque les Pharaons ont terminé à la dernière place à Los Angeles. Ils ont une volonté ferme pour revivre l’aventure olympique une autre fois à Rio de Janeiro en remportant le titre africain. En effet, ils ont tout pour rêver. Leur deuxième place remportée lors de la dernière édition du Championnat d’Afrique et leur performance satisfaisante au Championnat du monde de 2014 indiquent qu’ils sont sur la bonne voie. Ils ont réussi de reprendre leur place comme l’une des puissances de la discipline dans le continent noir. Avant le succès de 2013, le basketball égyptien a vécu des années troubles. Les Pharaons ont terminé aux 10e et 11e places lors des éditions de 2009 et 2011 respectivement. Grâce à la deuxième place décrochée en 2013, qui est une prouesse, l’Egypte s’est qualifiée pour le Championnat du monde pour la première fois depuis 1994.

Une génération douée

La présence d’une génération talentueuse a beaucoup aidé la sélection nationale à atteindre ce niveau. Elle comprend de grandes stars, à l’image de Assem Marei, joueur à Minnesota State University aux Etats-Unis. Fils d’Ahmad Marei, directeur technique de la sélection, le jeune pivot a bien parlé de lui, lors de la dernière édition de la compétition africaine, réservant une place dans l’équipe type de la compétition. Marei va assumer une grande responsabilité en Tunisie. Beaucoup d’observateurs ont indiqué que la performance de l’Egypte lors du dernier Championnat du monde pouvait être meilleure si Marei était présent (Ndlr : Marei a raté la compétition mondiale en raison de blessures). Ibrahim Al-Gammal est aussi un autre joueur-clé des Pharaons. Ce joueur d’Ahli a présenté une performance exceptionnelle avec la sélection lors du Mondial. Il était aussi l’une des grandes stars du championnat local cette saison. Sans oublier Hayssam Kamal et Youssef Abou-Choucha qui méritent d’être suivis, vu leur grand talent et leurs grandes capacités. Cette bande de vedettes est conduite par l’excellent directeur technique, Ahmad Marei, lequel a mené le club alexandrin, Sporting, à remporter le doublé (Championnat/Coupe) cette saison. Il est clair que Marei a opté pour les jeunes joueurs aux dépens des plus âgés, car la liste des 12 joueurs convoqués pour la compétition africaine ne comprend que Rami Guéneidi, qui fait partie des anciens. « Cette génération a beaucoup de talents. Les joueurs ont presque le même niveau. Il n’y a pas de grande différence entre les remplaçants et les titulaires, ce qui représente un grand atout pour nous. La différence de niveau de jeu est considérée comme la plus grande lacune des sélections africaines », ajoute Guéneidi. En ce qui concerne la concurrence, l’Egypte ne doit pas affronter de grands problèmes dans son groupe relativement facile qui comprend le Cameroun, le Gabon et le Mali. Vu que les 4 équipes de chaque groupe vont se qualifier automatiquement aux 8es de finale, les Pharaons vont tout faire pour s’installer à la tête de leur groupe (C), afin de faciliter leur mission dans les phases finales, d’autant plus que leur groupe rencontrera le groupe A comprenant les hôtes de la compétition, la Tunisie, le Nigeria, l’Ouganda et la République centrafricaine. Selon le système de la compétition, le premier de chaque groupe affrontera le 4e de l’autre groupe. Ainsi, les Pharaons viseront la tête du groupe. Une mission qui s’annonce à leur portée, car ils sont déterminés à briller lors de cette compétition. « Je pense qu’on pourra atteindre les demi-finales facilement. A mon avis, les choses sérieuses vont commencer à partir de ce tour », indique le capitaine de la sélection.

Une bonne préparation

Côté préparation, les Pharaons sont prêts à lever le défi lors de cette Coupe africaine. Cette préparation a commencé en mai dernier avec des stages locaux, avant de se diriger vers la Serbie où la sélection a disputé plusieurs rencontres contre des clubs serbes en l’espace de 10 jours en juin dernier. Ensuite, ils ont participé au Tournoi international de Charm Al-Cheikh. Les Pharaons ont terminé leur préparation par un stage de deux semaines en Lettonie, avant de boucler leurs bagages pour la Tunisie, lieu de la compétition africaine. Selon des analystes, les Pharaons possèdent tous les atouts du succès : Une équipe talentueuse et déterminée, une préparation satisfaisante et une grande volonté de victoire. L’essentiel est que les joueurs soient à la hauteur de leur mission. « Je suis optimiste en ce qui concerne nos chances dans la compétition africaine surtout qu’on a beaucoup travaillé pour ce rendez-vous important. J’espère qu’on pourra remporter le titre africain que l’Egypte a perdu depuis 1983 », conclut le capitaine de la sélection.

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