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Que puis-je faire pour protéger l’environnement ?

Dina Kabil , Mercredi, 02 mars 2022

Amina Onsy, 24 ans, défenseuse acharnée de l’environnement, est spécialiste de sensibilisation aux sujets de l’environnement qui a travaillé dans nombre d’ONG. Onsy propose des éléments de réponse qu’il est possible d’adopter au quotidien en Egypte.

Que puis-je faire pour prot ger l environnement

1. Acheter les produits locaux

Que ce soit au niveau des aliments ou des habits et outils de tous les jours, il importe d’éviter ainsi la pollution due aux moyens de transport. (L’industrie de la mode, à elle seule, envoie autant de gaz à effet de serre dans l’atmosphère que les transports par avion et bateau réunis). Produit local versus production de masse : les grandes usines ne respectent pas normalement les normes environnementales dans toutes les étapes de la production jusqu’au débarras des déchets.

2. Eviter les produits à usage singulier (jetables)

Diminuer l’usage de l’une seule fois, c’est une autre manière d’agir pour la planète. Parmi les petits gestes à adopter : éviter l’emploi des chalumeaux, gobelets ou assiettes et couverts en plastique, les sacs en plastique récupérés aux caisses des supermarchés … Les produits jetables sont la source d’un grand nombre de déchets. Pour protéger notre environnement, il est conseillé de se tourner vers des versions durables de ces produits. « Nos mémés avaient l’habitude de porter une sorte de valise en étoffe, sacs réutilisables, pour faire la course ».

3. Se déplacer autrement

Si le vélo n’est ni très courant, ni très pratique dans les rues cairotes, il faut privilégier la marche pour les courts trajets. En plus, il existe les transports en commun traditionnels ou des nouvelles compagnies (à applications) internationales … Le covoiturage aidera à diminuer la pollution en mettant en considération moins de freinages ou d’accélérations brusques et gonfler ses pneus pour ne pas consommer trop d’essence.

4. Eviter les grandes chaînes de magasins

« Les études nous montrent les conséquences néfastes de la production de masse, dans l’industrie de mode par exemple, insiste Amina, les produits en coton consomment un surplus d’eau dans sa culture, de même que la teinture utilisée dans cette industrie repose sur des produits chimiques qui nuisent à l’environnement ». En plus des problèmes de l’exploitation inhumaines des ouvriers dans les usines, le résultat du changement trop rapide de l’industrie de mode : des produits de déchets incalculables.

5. Préférer le réutilisé et le recyclé

La réutilisation est une spécificité égyptienne par excellence. Amina rappelle combien de fois on retrouve la boîte de sauce transformée en conservé d’épices, ou les boîtes de chocolat retournées en boîte à couture. Le recyclage a affaire avec les déchets, et permet d’utiliser la matière première pour faire un nouvel objet (ustensiles de cuisine, sacs, tapis, habits). Aujourd’hui, il existe une formule plus créatrice qui est le surcyclage (Upcycling en anglais). En guise de conclusion, Amina pense que la philosophie derrière le choix de vivre écologiquement doit être cherchée dans le respect du rythme naturel de toute chose. « La vitesse et la densité ». Ce sont les deux mots-clefs ennemis qui font « forcer » le cours de la nature : produire davantage, consommer au maximum, détruire par-dessus le chemin l’écosystème et se retrouver avec de tas des déchets. « Il est vrai que ma génération est plus liée à la mode et au modèle de la mondialisation, mais elle est plus exposée aux problèmes de la planète et elle est de plus en plus consciente que nous vivons tous sur la même planète ».

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