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Ecrire, un rêve réalisable

Lundi, 07 février 2022

Comment accéder au rêve d’être écrivain ? Cette question qui préoccupe nombre de jeunes trouvera sa réponse, entre autres, dans les ateliers d’écriture en vogue récemment. En voici quelques astuces d’experts.

Ecrire, un r ve r alisable

Devenir écrivain est devenu aujourd’hui le rêve d’un nombre de jeunes gens. Métier inaccessible, lié toujours à un don presque divin, à faible revenu, « l’écrivain » n’a jamais figuré sur la liste des professions de tout enfant lançant ce crédo : « Quand je serai grand, je veux être écrivain ». Ces 10 dernières années, cet engouement frais est probablement dû à une sorte de défi qui plane dans les airs, un certain « Yes, we can » qui prend place ces derniers temps. On le voit dans différents aspects, que ce soit à la Foire du livre, à travers le nombre d’éditeurs égyptiens qui s’aventurent à publier des noms anonymes et qui témoignent d’un grand succès, ou aux soirées de dédicace ou de lecture dans des grandes librairies ou centres culturels. En plus, l’audace grandissante à « publier » sur les « murs » des médias sociaux et récolter, immédiatement, le consentement des lecteurs trouve ses motifs dans l’image d’écrivains à large popularité comme Bilal Fadl ou Ahmad Mourad dont les romans best-sellers sont tournés en films ou feuilletons à la télévision (on dirait aussi que le modèle de Mohamad Salah, dans un monde autre, celui du football, représente un parcours modèle d’un jeune autodidacte qui est parvenu au succès international).

Comment donc devenir écrivain ? Peut-on suivre un itinéraire précis, loin du talent sacro-saint de l’écriture ? La réponse se trouve, entre autres, dans l’élan jeune qui consiste à tout apprendre et tout expérimenter. Or, « pourquoi la peinture, la musique, la photographie ou la danse sont-elles des arts possibles à apprendre et non pas l’écriture ? », se demande le jeune écrivain Mohamad Abdel-Nabi, qui a les pieds bien stables sur le terrain de la littérature, ayant déjà reçu de nombreux prix littéraires, dont celui de Jean-Luc Lagardère en 2013 en France pour son roman Dans la chambre de l’araignée.

Il est évident que tous ceux qui ont assisté à des ateliers ne sont pas devenus des écrivains : certains le sont mais restent dans les normes ordinaires des maisons d’édition dites de la jeunesse, tandis que d’autres ont marqué un franc succès comme par exemple Mohamad Rabie. Celui-ci a signé son premier roman, Kawkab Anbar, à la suite d’un atelier mené, au Kotob Khan à Maadi, par l’écrivain Yasser Abdel-Latif, et n’a pas manqué, depuis, de s’affirmer et d’être traduit dans différentes langues (comme La Bibliothèque enchantée paru chez Sindbad/Actes Sud en 2019).

 

Des ateliers stars

 

ESCALES : Ecrire, un rêve réalisable

 

 

Les ateliers d’écriture ne sont pas un phénomène nouveau. Autrefois, il existait des salons littéraires dans lesquels un écrivain rencontre ses semblables et élargit son champ de connaissances. De nombreuses institutions jouent ce même rôle et organisent des ateliers d’écriture comme l’Institut Goethe, les librairies Kotob KhanBadrakhan ou Al-Balad, des espaces de travail comme One ShotNazar et la maison Al-Maraya. Pourtant, les espaces des ateliers changent catégoriquement aujourd’hui, car ce qui compte, ce sont les entraîneurs et peu importe l’endroit où ils se produisent. Parmi les stars des ateliers : Mohamad Abdel-Nabi, Adel Esmat, Ahmad Mourad, Mona Al-Chimi, Youssef Rakha, Naël Al-Toukhi, Ihab Abdel-Hamid et Rania Hélal.

 
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