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70 exposants au 81e Festival des fleurs

Rasha Hanafy, Mercredi, 07 mai 2014

Le Festival des fleurs se tient cette année pour la der­nière fois dans le jardin d'Al-Orman à Doqqi, dans le gou­vernorat de Guiza. Dès 2015, il sera organisé dans l’enceinte du Musée agricole du Caire.

70 exposants

Selon le ministre de l’Agriculture et de la Bonification des terres, Ayman Abou-Hadid, il s’agit de raviver l’histoire du Musée agricole et de préser­ver le jardin d'Al-Orman, notamment après le sit-in des Frères musulmans qui l’ont occupé pendant des semaines en 2013.

La 81e session de ce festi­val annuel, inauguré le 14 avril, dure jusqu’au 29 mai. Il rassemble cette année 70 exposants privés, des insti­tuts de recherches agricoles, des associations de jardi­nage, outre les écoles égyp­tiennes agricoles. Sont pré­sents également les produc­teurs d’équipements utilisés dans la culture de fleurs et plantes.

Pour des raisons de sécu­rité, le festival se tient cette année sur la moitié de la superficie du jardin, celle faisant face à l’Université du Caire, afin de se tenir à l’écart de la partie jouxtant le commissariat de police de Guiza. Pour la première fois, cette année aussi, l’Associa­tion des jeunes qui aiment l’Egypte, une Organisation Non Gouvernementale (ONG), participe au Festival des fleurs. Il ne s’agit pas pour eux de proposer des activités aux enfants. « Nous avons été les premiers à mener des travaux de restau­ration dans le jardin d'Al-Orman après la dispersion du sit-in des Frères musul­mans, avant même le com­mencement des travaux de restauration par les forces armées. Raison pour laquelle le ministre a accep­té que l’association soit pré­sente au cours du festival. Nous présentons des activi­tés éducatives et de divertis­sements aux enfants. Nous présentons également des produits artisanaux de plu­sieurs régions d’Egypte comme Siwa, Assouan, Alexandrie, la Nubie et le Sinaï », explique Ahmad Fathi, président de l’associa­tion.

C’est à cause du retard dans les travaux que le festi­val n’a pas été en mesure de commencer comme d’habi­tude le 21 mars. Selon le ministère de l’Agriculture, la restauration dans son aspect scientifique consiste à repro­duire des variétés botaniques rares et à créer une base de données de tous les jardins d’Egypte, en indiquant les noms scientifiques de tous les arbres, fleurs et plantes aux chercheurs et visiteurs. Le centre de documentation du patrimoine de la civilisa­tion, relevant de la Bibliotheca Alexandrina, a donné des informations concernant les variétés bota­niques qui se trouvaient dans le passé dans ce jardin. A noter que le jardin d'Al-Orman a été conçu par le khédive Ismaïl en 1875 sur une superficie totale de 95 feddans (22,8 hectares). En 1934, une partie a été ampu­tée pour élargir le zoo du Caire situé en face. La super­ficie totale d’Al-Orman s’élève aujourd’hui à 28 fed­dans (11,76 hectares).

Durant le festival, le ministre de l’Agriculture a inauguré un projet national pour le tourisme agricole qui consiste à revigorer les acti­vités dans les jardins histo­riques d’Egypte comme celui du Musée agricole ou le jardin Antoniadis à Alexandrie.

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