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Environnement en bref

Lundi, 01 avril 2013

Désertification

Des scientifiques, des représentants de gouvernements et d’organisations de la société civile se retrouveront à Bonn, du 9 au 19 avril, pour participer aux trois réunions organisées sous l’égide de la Convention des Nations-Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Les participants vont s’adonner à un exercice unique en son genre, à savoir : la première analyse coûts-bénéfices sur la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Ainsi, pour la toute première fois, les gouvernements sont invités à fournir des données précises sur l’état de la pauvreté dans leur pays, ainsi que sur la part des terres arables dans les contrées affectées par la désertification. Les rapports préalables chiffrent le coût de la dégradation des terres à environ 3-5 % du total de la production intérieure brute agricole. Le coût de l’envasement des réservoirs d’eau est estimé à 18,5 millions de dollars par an, et la salinité dans l’agriculture globale à environ 12 millions de dollars. Et selon les plus récents rapports nationaux, la désertification affecte 168 pays au total.

Climat

Si le climat se réchauffait de deux degrés en moyenne sur la surface du globe, des ouragans de la taille de Katrina, qui a ravagé La Nouvelle-Orléans en 2005, seraient dix fois plus fréquents. Une nouvelle étude publiée dans la revue Proceedings of the national academy of sciences estime que des ouragans de cette magnitude arriveraient deux fois plus souvent. « Cela signifie qu’il y aurait un ouragan de type Katrina tous les deux ans », explique Aslak Grinsted, climatologue à l’Université de Copenhague, au Danemark. Le Groupe d’experts sur l’évolution du climat (Giec) avait déjà conclu, dans l’un de ses précédents rapports, à une multiplication des événements météorologiques extrêmes du fait du réchauffement climatique : chaleurs extrêmes, sécheresses, précipitations violentes deviendraient fréquentes si la Terre dépassait le seuil des +2°C.

OGM

En 2012, 170,3 millions d’hectares d’OGM étaient cultivés dans 28 pays. Si l’Allemagne, la Pologne et la Suède ont arrêté la culture de plantes génétiquement modifiées, les surfaces consacrées aux biotechnologies sont en hausse en Europe. En 2012, les surfaces cultivées ont augmenté de 6 %, indique le rapport publié en février par le Service international pour l’acquisition d’applications biotechnologiques (ISAAA). La croissance des plantations génétiquement modifiées est plus forte dans les pays émergents (11 %) que dans les pays industrialisés (3 %). Le Soudan et Cuba ont planté pour la première fois des OGM en 2012, portant à 19 le nombre de pays émergents cultivateurs.

Le nombre de pays industrialisés cultivateurs de biotechnologies est, quant à lui, en baisse en 2012 (8 pays contre 11 en 2011). Cependant, malgré les arrêts de cultures OGM en Allemagne, Pologne et Suède, en Europe, les surfaces GM sont en augmentation de 13 % en un an. Les Etats-Unis restent les champions des OGM avec 69,5 Mha cultivés, loin devant le Brésil (36,6 Mha), l’Argentine (23,9 Mha) et le Canada (11,6 Mha). Mais c’est en Chine, en Inde, au Brésil, en Argentine et en Afrique du Sud que les cultures biotechnologiques augmentent le plus. Ces cinq pays représentent près de la moitié de l’augmentation des surfaces d’OGM en 2012.

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