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Environnement en bref

Lundi, 18 mars 2013

Requins

La communauté internationale a décidé la semaine dernière sous les applaudissements de réguler le commerce de cinq requins menacés car très prisés pour leurs ailerons, en dépit de l’opposition de pays inquiets pour l’industrie de la pêche. Les 178 pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites), réunis dernièrement à Bangkok, ont accordé leur protection au requin océanique à pointe blanche (ou requin longimane), à trois espèces de requins marteaux (halicorne, grand et lisse) et au requin-taupe.

« Nous sommes ravis que les gouvernements aient saisi cette importante opportunité de protéger ces animaux majestueux », s’est félicité Elizabeth Wilson, de l’ONG Pew, notant que les requins marteaux, les plus menacés, allaient peut-être ainsi être sauvés d’un « effondrement total ». Mais les cinq poissons ont été cette fois inscrits à l’annexe II de la Cites, qui permet de réguler le commerce d’une espèce pour empêcher sa surexploitation.

Gaspillage

Quelque 80 milliards de paires de baguettes jetables sont produites chaque année en Chine, selon un député du Parlement chinois qui a appelé ses concitoyens à changer leurs habitudes afin de sauver des arbres, a rapporté l’agence Chine nouvelle lundi. « Nous devons changer nos habitudes de consommation et encourager les gens à utiliser leurs propres couverts », a déclaré Bo Guangxin, qui est aussi le président d’une entreprise du secteur de la sylviculture, Jilin Forestry Industry Group, lors de la session annuelle du Parlement qui se déroule actuellement à Pékin. La production de baguettes jetables en Chine équivaut, selon lui, à couper chaque année 20 millions d’arbres âgés de 20 ans, de quoi recouvrir 360 fois la place Tiananmen au centre de Pékin avec ces ustensiles. La Chine est le premier importateur mondial de bois. Elle a imposé une taxe de 5 % sur les baguettes jetables ainsi que sur les parquets en bois en 2006 pour limiter le gaspillage.

Rapport PNUE-OMS

Selon un nouveau rapport publié par le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), intitulé State of the Science of Endocrine Disrupting Chemicals, de nombreuses substances chimiques synthétiques, dont les effets perturbateurs sur le système endocrinien n’ont pas été testés, pourraient avoir des conséquences non négligeables sur la santé. Les auteurs de cette étude conjointe préconisent de mener davantage de recherches afin de bien comprendre les liens qui existent entre les perturbateurs endocriniens chimiques présents dans de nombreux produits industriels et domestiques et plusieurs maladies et troubles. Le rapport indique que des évaluations plus exhaustives et de meilleures méthodes de test permettraient de réduire les risques éventuels de maladie et de réaliser d’importantes économies en santé publique.

Pollution

Le ministère de l’Environnement en Chine a récemment alimenté une polémique en refusant de communiquer à un avocat des données sur la pollution du sol vieilles de seulement deux ans en invoquant un « secret d’Etat ». Les blogueurs, les médias officiels et les délégués au Congrès National du Peuple (CNP), le Parlement chinois, se montraient déjà critiques envers le gouvernement pour la mauvaise qualité de l’air et de l’eau en Chine. Mais ils dénoncent désormais plus largement le déficit d’informations sur l’environnement. Interpellées à plusieurs reprises sur ce sujet cette semaine par les délégués au CNP, les autorités commencent à reconnaître que la Chine est confrontée à un défi environnemental.

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