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Environnement en bref

Mardi, 08 janvier 2013

Dauphins

A l’apparition de deux dauphins de l’Irrawaddy qui jouent, des touristes embarqués sur le Mékong ne peuvent cacher leur joie. Mais tous ne seront pas si chanceux à l’avenir : des filets de pêche meurtriers menacent la survie même de l’espèce. Selon le gouvernement cambodgien, jusqu’à 180 de ces dauphins de l’Irrawaddy vivraient dans les eaux du Mékong. Le Fonds mondial pour la nature (WWF) conteste ce chiffre estimant la population de dauphins à seulement 85 individus.

En cause, la mortalité inexplicablement élevée des petits, la consanguinité, les maladies et la destruction de leur habitat, mais avant tout les filets maillants de pêche, déployés verticalement sur de longues périodes et conçus pour que la tête des poissons reste coincée dans les mailles. Ils sont « la plus grande des menaces », estime Gordon Congdon, du WWF. Les autorités ont cependant créé en août une zone de protection de 180 km de long, de la ville de Kratie à la frontière laotienne. La pêche y reste autorisée mais certains outils, comme les filets maillants et les cages, en ont été bannis.

Carbone bleu

Les écosystèmes marins tels que les forêts de mangrove, les herbes marines ainsi que les marais salants peuvent capturer et stocker une quantité importante du carbone de l’atmosphère. Pourtant, l’important potentiel que représentent ces niches de carbone « bleu », pour atténuer les effets pervers du changement climatique, demeure négligé. Afin d’améliorer la compréhension du carbone bleu et de soutenir les projets innovants pouvant appuyer ces écosystèmes d’importance critique, le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) a lancé « Le portail du carbone bleu » : http://bluecarbonportal.org. Cogéré par le PNUE et son centre de collaboration basé en Norvège, GRID-Arendal, ce portail est le premier site web basé sur une approche globale et communautaire, consacré aux questions relatives au carbone bleu. Il vise à fournir une plateforme dynamique pour discuter des enjeux correspondants, mettre en avant les initiatives à travers le monde et créer un réseau de différents projets pour partager des informations, des idées et des ressources.

Climat

Une équipe de chercheurs du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) vient de publier, dans le dernier numéro du Journal of Climate, les résultats d’une modélisation de l’évolution à long terme du climat planétaire. Contrairement aux simulations classiques qui évaluent l’évolution climatique sur une période de l’ordre d’un siècle, l’équipe du Dr Govindasamy a produit un modèle pour la période 1870-2300. Ce modèle expose sur le long terme les conséquences des altérations du climat global induites par l’effet de serre d’origine anthropique.Le modèle du LLNL suggère que la concentration de CO2 atmosphérique croîtra de manière régulière jusqu’à la fin de la période simulée. Au rythme actuel, elle doublerait en 2070, triplerait en 2120 et quadruplerait en 2160. Le modèle confirme un résultat déjà connu, à savoir que les régions polaires seraient les plus affectées par le changement climatique. Les températures arctiques moyennes seraient supérieures de 14°C aux températures actuelles en 2100. Des changements significatifs surviendraient en Antarctique autour de 2200.L’élévation des températures s’accompagnerait bien entendu d’une redistribution des biozones. Selon cette étude, la toundra n’occuperait plus que 1,8 % des terres émergées (contre 8 % actuellement). En revanche, la superficie des forêts tropicales et tempérées augmenterait d’environ 50 %. Ces redistributions s’opéreraient au détriment des zones d’englacement permanent qui passeraient d’une superficie de 13,3 % à 4,8 %.

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