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Son paradis sur terre

Doaa Elhami, Mardi, 04 février 2020

Amateur du désert, Samer Samuel, l'explorateur, est en quête des trésors naturels et archéologiques de la région du Sud-Sinaï depuis plus d'une trentaine d'années.

Samer Samuel,

Pilote, Samer Samuel a fait la découverte de la presqu’île du Sinaï grâce à ses vols aériens effectués entre le Koweït et Le Caire et vice-versa. En 1982, après la restitution de tout le territoire à l’Egypte, les vols égyptiens ont eu le droit de survoler la presqu’île du Sinaï. « Des montagnes multicolores, insérées de vallées couvertes d’arbres et de plantes embrassant l’eau bleue du Golfe. Un paysage fantastique rarement rencontré ailleurs. Je suis tombé amoureux de ce paradis », se souvient l’explo­rateur et l’amateur du Sinaï Samer Samuel. Subjugué, curieux de découvrir ce paradis, il démissionne de la compagnie aérienne pour se rendre à la recherche des trésors que cache cette région. En 1986, « j’ai marché 3 jours au bord de la mer, de Charm Al-Cheikh jusqu’à Dahab, soit 90 km. Une superbe aventure. Mes yeux ont croisé la beauté de près. Mais à cause du manque d’eau, j’ai cru que j’allais mourir. Ce sont un bédouin et son fils à dos de dromadaire qui m’ont sauvé », se souvient-il. Un autre aspect de beauté à découvrir, ce sont les bédouins, leur générosité, leur bonté, leur âme paisible. « Leur civilisation est basée sur ces principes de morale », résume Samuel. Ainsi, l’explorateur décide d’y vivre. Un an plus tard, il achète un terrain où il construit sa maison.

En 1990, Samer Samuel fait la connaissance de Hassan Al-Masri, un autre passionné du désert égyptien, qui lui apprend beaucoup sur le mode de vie des bédouins et les astuces de la vie dans le désert, en économisant l’eau et la nour­riture par exemple. « Lors de l’une de nos excursions de six jours dans le désert libyque, notre véhicule est tombé en panne. Al-Masri l’a réparé sans la moindre difficulté », se souvient-il, assurant qu’il doit beaucoup à Hassan qui lui a enseigné les particularités de la vie du désert et les méthodes de résoudre les problèmes et difficultés affrontés pendant l’excursion.

En effet, Samer a pris beaucoup de temps pour découvrir les anciennes routes du Sinaï. « Je connais 6 routes pour arriver à la source d’eau Hodra qui se trouve au sein des mon­tagnes. Chaque route offre un nouveau paysage et de nouveaux horizons », dit-il. Mais selon lui, les anciennes routes fréquentées par les bédouins sont les meilleures. Elles sont pleines de stations pour se fournir en eau naturelle et potable. Ces routes sont plutôt fré­quentées à dos de dromadaires. « C’est plus intéressant que les véhicules. Utiliser ces routes touristiquement ouvre de nouveaux horizons naturels et culturels peu connus en Egypte. Le touriste peut contempler les roches noires, rouges et jaunes », raconte-t-il, ajoutant avoir suivi beaucoup de stages géologiques, his­toriques et archéologiques pour comprendre la vie du désert et arriver à un tel point qu’il peut emmener des amis dans le désert pour leur expliquer la beauté et la richesse de ces endroits exceptionnels l

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