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Ouverts au public

Nasma Réda, Mardi, 18 juin 2013

Le nouveau ministre d’Etat pour les Affaires des antiquités a décidé de rouvrir les musées fermés depuis la révolution du 25 janvier. Le Musée de la police et celui des carrosses royaux sont les premiers à accueillir les visiteurs.

Musée de la police
La 1re salle du musée illustre des exemples des uniformes des soldats à l'ère islamique. (Photo : Mohamad Hassanein)

Après 3 ans de fermeture, le Musée de la police ouvre à nouveau ses portes au public. Une décision longtemps attendue autant par les visiteurs égyptiens et étrangers que par les employés. « L’ancien ministre d’Etat pour les Affaires des antiquités, Zahi Hawas, avait donné l’ordre de fermer le musée en raison de l’insécurité », se souvient Gamal Chaaban, directeur du musée. C’était après le vol de la célèbre toile de Van Gogh, Coquelicots, du musée Mahmoud Khalil au Caire en 2010 que Hawas avait demandé à tous les directeurs des musées de prendre la décision de fermer s’ils estiment que leurs musées ne sont pas bien sécurisés. Le Musée de la police en faisait partie.

Ainsi, par manque de moyens de sécurité, Chaaban avait décidé de fermer les portes du musée, surtout qu’il avait, en ce temps, besoin d’être restauré.

L’idée de construction de ce musée au sein de la Citadelle de Salaheddine à Moqattam remonte à 1986. La Citadelle renferme 3 principaux musées, dont celui de la police, celui de l’armée et celui des carrosses royaux.

Le Musée de la police ou le Musée militaire vient donc d’être ouvert au public. Il est constitué de 6 salles. Une fois le seuil du musée franchi, le visiteur se trouve dans une salle qui contient les photos des anciens ministres égyptiens de l’Intérieur depuis 1787, de Moustapha Riyad pacha à Mansour Al-Essaoui, en passant par Fouad pacha Séragueddine. Dans cette salle, se trouvent quelques statues et peintures illustrant les uniformes des soldats et des commandants de la police de l’ère islamique.

Plus loin dans une très petite salle en forme de L, le visiteur peut avoir un aperçu rapide des attentats les plus célèbres commis en Egypte. Il peut voir des photos représentant la tentative d’assassinat de l’ancien président Nasser (l’attentat de Manchiya en 1954). On y trouve également exposé le pistolet utilisé lors de l’attentat.

Plus loin, d’autres photos représentent l’assassinat du lord britannique Moyne en 1934. Une photo de 1949 dévoile l’attaque contre le premier ministre égyptien Ahmad Maher pacha. Ensuite, on arrive aux vitrines d’une salle dotée d’éclairages énigmatiques. Dans cette salle très appréciée des visiteurs se trouvent les portraits des criminelles les plus célèbres de l’histoire de l’Egypte comme les deux soeurs Raya et Sékina, qui ont tué des dizaines de femmes alexandrines.

Musée de la police
(Photo : Mohamad Hassanein)

Dans la même salle, on peut voir une maquette représentant l’attaque des forces britanniques le 25 janvier 1952 contre le bâtiment de la sécurité à Ismaïliya après l’annulation, par l’Egypte, du traité de 1936. L’attaque a fait 50 morts et plus de 80 blessés dont des policiers. Les armes et les photos des martyrs et de leurs collèges témoignent d’une bataille sanglante. En fait, depuis cet incident, on a décidé que le 25 janvier soit la fête de la police. Pendant sa visite du musée, le visiteur peut contempler les équipements utilisés par la police pendant les différentes époques, surtout l’époque ottomane. Ces équipements occupent deux salles du musée.

Des travaux nécessaires

« Bien que le musée ait été rouvert au public, il a encore besoin de peinture. Les fissures qui se trouvent dans les murs doivent être colmatées, il faut en plus faire de nouvelles vitrines », déclare Ahmad Charaf, directeur des secteurs des musées au Conseil suprême des antiquités. Et d’ajouter : «avons installé des caméras de sécurité et le musée est maintenant bien éclairé ».

Après son entrée en fonction, le nouveau ministre d’Etat pour les Affaires des antiquités, Ahmad Eissa, a encouragé les responsables à ouvrir le musée même s’il reste quelques tâches à accomplir. « Nous avons ressorti des entrepôts de nouveaux éléments pour donner un nouveau look aux musées », explique Gamal Chaaban. « Il est nécessaire d’ouvrir ces musées plus longtemps au public afin d’attirer plus de visiteurs et de touristes. Je pense même ouvrir les portes du musée pendant la soirée », ajoute-t-il. Les horaires de visite sont de 9h à 16h tous les jours.

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