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Mahmoud Al-Halwagui : Ces musées régionaux sont essentiels pour la population locale

Doaa Elhami, Mardi, 15 décembre 2015

Mahmoud Al-Halwagui, directeur général des musées régionaux, fait face à un manque de financement qui freine le développement de ces musées, pourtant essentiels à former une conscience citoyenne locale.

Mahmoud Al-Halwagui,
Mahmoud Al-Halwagui

Al-Ahram Hebdo : Combien compte-t-on de musées en dehors du Caire ?

Mahmoud Al-Halwagui : Nous avons 23 musées régionaux provinciaux, dont la plupart ont été fermés lors de la révolution de janvier 2011 pour des raisons de sécurité.

— Parmi ceux ouverts au public, lesquels se distinguent ?

— Le Musée de Suez et celui de Louqsor sont hébergés dans des bâtiments rénovés et leur muséologie est excellente, notamment l’éclairage. Le Musée de Suez est l’un des plus importants musées provinciaux. Quant au Musée de Louqsor, il a été modernisé et développé. Il reçoit un nombre considérable de groupes touristiques étrangers grâce à sa localisation près des sites touristiques. D’où vient son importance.

— La plupart des musées provinciaux ne reçoivent pas de visiteurs étrangers. Quel est leur objectif ?

— L’objectif premier de ce genre de musée est d’élever la conscience archéologique des citoyens grâce aux visites scolaires et familiales. Le personnel de ces musées est formé pour accompagner ce type de visiteurs. Les musées organisent aussi des confé- rences, des ateliers et des activités pour enfants.

— Quelles sont les pièces qui y sont exposées ?

— Les musées comprennent des pièces archéologiques découvertes lors de missions de fouilles menées aux alentours. Au gouvernorat de Charqiya par exemple, le Musée de Sann Al-Hagar se trouve au sein de la région archéologique qui porte le même nom. En outre, certains musées régionaux en voie de construction seront consacrés à l’histoire de la région, comme le Musée de Heriet Rezna qui était à l’origine la maison du commandant Ahmad Orabi. Il va être transformé en musée de la Révolution orabite de 1882.

— Pourquoi le développement des musées régionaux prend-il tellement de temps ?

— Le financement représente la majeure entrave. Le musée atonien, qui se trouve à Minya, a pris presque 20 ans à être construit. Le bâtiment est terminé et on est actuellement en train d’aménager les expositions permanentes. Ce projet est le fruit d’une coopération entre le ministère des Antiquités et celui de la Coopération internationale allemande. En outre, 85 % du Musée de Sohag est terminé, il ne manque que les équipements essentiels comme l’éclairage et les alarmes. Parfois, on parvient à franchir l’étape de la construction en exploitant d’anciens palais protégés par le ministère des Antiquités. C’est l’exemple du palais Chennawi à Mansoura, au nord de l’Egypte. Ce palais sera transformé en musée du gouvernorat.

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