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200 ANS D’ÉGYPTOLOGIE : Portrait du maître de l’égyptologie

Nasma Reda , Mercredi, 28 septembre 2022

« Le père de l’égyptologie », « Le génie Champollion » ou « Le maître de l’égyptologie » sont parmi de multiples titres attribués à Jean-François Champollion. Né en 1790 à Figeac, au sud-ouest de la France, il a eu un parcours qui n’est pas détaché de sa famille.

Portrait du maître de l’égyptologie

 Fils d’un libraire, Champollion a grandi au milieu d’un tas de livres. A 5 ans, il était capable de lire seul, et à 11 ans, soit en1801, il rejoint son frère à Grenoble où il entre au lycée et apprend le latin, le grec, l’hébreu, puis le copte. Champollion, « le jeune », doit en fait sa connaissance linguistique, son éducation et même son destin scientifique à son frère aîné, Jacques-Joseph (dit aussi Champollion-Figeac).

A 16 ans, fasciné par les pièces antiques égyptiennes qui envahissaient l’Europe à l’époque, il présente à l’Académie de Grenoble son ouvrage sur l’Egypte des pharaons, que l’académie publie en 1814. Quittant Grenoble pour Paris (1807-1809), il suit des études de perse, de sanskrit (ancienne langue indienne) et d’arabe. De retour à Grenoble en 1809, le jeune homme est nommé professeur d’histoire ancienne. La même année, il présente une première théorie sur la langue égyptienne. Il devient bibliothécaire-adjoint à la bibliothèque de la ville de Grenoble en 1810. A ce titre, il rédige, vers 1812, un catalogue des objets égyptiens antiques de la ville. Et à la même année, son frère Jacques-Joseph lui transmet les premières copies de la pierre de Rosette sur lesquelles il se penche et tente de déchiffrer les inscriptions se basant sur La Description de l’Egypte de l’Expédition napoléonienne, des photos, des lettres et des gravures, notamment celles des parois et colonnes des temples de Philae en Haute-Egypte. Champollion est alors capable de traduire un texte démotique en hiératique pour le transposer ensuite en hiéroglyphes. A la fin de septembre 1822, il consigne ses résultats dans une lettre présentée à l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres, relative à l’alphabet des hiéroglyphes phonétiques.

Deux ans après, il part en Italie pour étudier la collection égyptienne de Turin avant d’être nommé conservateur du département des antiquités égyptiennes du Musée du Louvre en 1826. De 1828 à 1830, il parcourt la Vallée du Nil, à la tête d’une mission franco-toscane, où il a pu visiter des sites importants et découvrir cette civilisation de près, qualifiant Thèbes (Louqsor) de « l’aînée de toutes les villes du monde ». En 1831, il est nommé professeur d’égyptologie au Collège de France, mais suite à une attaque d’apoplexie, il meurt le 4 mars 1832.

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