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La livre égyptienne résiste aux violences

Gilane Magdi, Mardi, 20 août 2013

Le prix du billet vert se stabilise dans les banques, les bureaux dechange et sur le marché noir, grâce àune généreuse aide des pays du Golfe et au manque d’appétit des spéculateurs. L’Egypte semble épargnée par lerisque d’effondrement de sa monnaie, du moins pour le moment. Dans les banques, le prix du dollar a atteint 6,98 L.E. à l’achat et 7,01 L.E.à la vente, contre 7,05 L.E. sur lemarché parallèle. Cette stabilisationest justifiée par la hausse des liquidités en devises dans la Banque Centrale Egyptienne (BCE).« Aujourd’hui, les opérateurs sur lemarché de devises sont confiants, ils estiment que la BCE possède des liquidités en devises pour freiner toute hausse du dollar.

Les aides reçues des pays du Golfe aident le gouvernement à surmonter les défis économiques et l’instabilité politique lors des 12 prochains mois », assure à l’Hebdo Mohamad Abou-Basha, analyste auprès de la banque d’investissement EFG-Hermes. L’Egypte a reçu 5 milliards de dollars sur les 12 milliards promis par l’Arabie saoudite, le Koweït et les Emirats arabes unis après la chute du régime de Mohamad Morsi le mois dernier.Cette somme a été déposée à la BCE pour accroître le montant desréserves à 18,8 milliards de dollarsen juillet (d’après le dernier rapportde la BCE).

4 milliards de dollars seront ensuite injectés au Trésor pendant la période à venir, alors que3 milliards de dollars restants serontfournis sous forme de produits pétroliers. La dette extérieure est, quant à elle, passée à 38,8 milliards de dollars en juillet 2013 (avant d’y ajouter les crédits arabes) contre 33,6 milliards un an auparavant. Outre le soutien du Golfe, l’Egypte connaît une baisse de la demande surl e dollar par les petits spéculateurs et les grandes sociétés. « La baissedes cours du dollar a incité une large catégorie de détenteurs de billets vertsà vendre pour minimiser les pertes. Enconséquence, le taux de change sur lemarché noir a baissé de 7,60 L.E., il y aun mois, à moins de 7,10 L.E.aujourd’hui », renchérit Abou-Basha.Mais la chute des revenus du tourismeet des investissements étrangersen raison de la violence resteune vraie menace, malgré le soutiendes pays du Golfe.

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