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Le secteur des hydrocarbures sur la bonne voie

Marwa Hussein, Lundi, 20 février 2017

Plusieurs entreprises françaises ont participé à l'exposition internationale du pétrole et du gaz, récemment tenue au Caire. Elles estiment que le moment est propice pour relancer les investissements dans le secteur.

L’exposition internationale du pétrole et du gaz, EGYPS 2017, tenue au Caire du 14 au 16 février, a attiré plus de 400 sociétés exposantes et 10 000 professionnels des pays arabes du Golfe, de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, de l’Europe, des Amériques et de l’Asie. Elle a été inaugurée par le président Abdel-Fattah Al-Sissi. La délégation française était parmi les premières à confirmer sa participation. Plusieurs entreprises, y compris des petites et moyennes entreprises, ont participé à l’exposition. Objectif : conclure des contrats en Egypte, certaines boîtes cher­chent même à s’y implanter ou à trouver des partenaires locaux. Jean-Jacques Juin, de MECI, une PME française vieille de 100 ans qui conçoit et fabrique des équipements de prospection, est à la recherche de partenaires locaux. « Jusqu’à aujourd’hui, on était peu présent au Moyen-Orient et je suis chargé de développer l’export. Notre objectif est donc d’étudier le marché égyptien et de voir les possibilités d’y investir. Le premier critère est qu’il y ait des projets en Egypte, puis il faut trouver les bons partenaires », a déclaré Juin à l’Hebdo.

La récente découverte du champ de gaz offshore Zohr en 2015, le plus grand champ de gaz découvert en Méditerranée et dont la pro­duction est prévue de commencer vers la fin de l’année, a ranimé les investisseurs qui voient des opportunités dans le secteur en Egypte. Jifmar Offshore Services, une PME qui offre des services de pointe dans le domaine maritime et offshore pétrolier, a déjà opéré sur le marché égyptien et a eu des contrats avec Total et Chevron. Pierre de Lapasse, business developper chez Jifmar, dit que « les services qu’on a rendus font qu’aujourd’hui nous sommes à nouveau sollici­tés sur le marché égyptien avec le développement de nouveaux champs et l’augmentation de capacité de raffinage ». Ghazi Frigui, directeur régional pour la région Moyen-Orient Afrique chez POK, une entreprise française qui fabrique des équipements de lutte contre les incendies, est à la recherche de partenaires locaux. « On projette un peu plus loin sur la possibilité d’avoir un hub égyptien au Moyen-Orient. On a bien étudié le marché égyptien, l’Egypte est le pays le plus industrialisé du monde arabe, c’est le pays où il y a plus de consommation dans cette zone de la planète », dit-il. Cependant, les entreprises ont des craintes. « Le risque majeur pour une PME française est celui du temps. On sait être patient, mais lorsqu’une PME arrive dans un pays on a besoin de pouvoir aller vite », explique Lapasse. Pour Jean-Jacques Juin, le risque est avant tout politique et social. « Le récent recadrage économique était nécessaire et très positif mais ça demande des sacrifices de la popu­lation. C’est là où il y a des risques, mais vu de l’extérieur on a un sentiment de confiance », conclut-il .

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