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Qui succédera à Abdou Diouf ?

Abir Taleb avec agences, Lundi, 17 mars 2014

Elu en 2002 à la tête de l’OIF, l’ancien président sénégalais, Abdou Diouf, devrait quitter son poste à la fin de l’année. Sa succession est ouverte.

Qui succédera à Abdou Diouf ?

L’île Maurice a annoncé qu’elle présenterait la candidature de son ex-ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude de l’Estrac, à la succession d’Abdou Diouf à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) fin 2014. Jean-Claude de l’Estrac, actuel secrétaire général de la Commission de l’océan Indien, est le premier candidat déclaré à la succession d’Abdou Diouf qui devrait être entérinée lors du sommet de l’OIF prévu à Dakar en novembre prochain. « Toute une stratégie sera mise en place par le bureau du premier ministre mauricien et le ministère des Affaires étrangères pour soutenir cette candidature » au poste de secrétaire général de l’OIF, a indiqué à l’AFP le ministre mauricien des Affaires étrangères, Arvin Boolell. « Le temps de l’océan Indien est venu », a déclaré M. de l’Estrac.

En revanche, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a décliné la proposition qui lui a été faite de briguer la succession d’Abdou Diouf. Mais les partisans de sa candi­dature, qui mettent en avant son expérience à la tête de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), ne désespèrent pas de le convaincre de reconsi­dérer sa position. Ce serait selon eux le plus sûr moyen d’échapper à l’impasse qui se profile quant au choix du successeur de Diouf.

M. Diouf a été élu à la tête de l’OIF le 20 octobre 2002. Il avait alors succédé à l’Egyptien Boutros Boutros-Ghali. Il a ensuite été reconduit à l’unanimité à ce poste lors du XIe Sommet de la Francophonie à Bucarest en 2006, et encore en 2010.

Auparavant, Abdou Diouf était président de la République du Sénégal. Un poste auquel il avait été élu le 1er janvier 1981, à la suite de la démis­sion de Léopold Sédar Senghor, premier pré­sident du Sénégal, puis réélu en 1983, 1988 et 1993. Ses dif­férents mandats furent placés sous le signe de l’approfondissement de la démocratie, ini­tiée par son prédéces­seur, sur la libéralisa­tion progressive de l’économie et sur la décentralisation .

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