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Accrochages aux frontières

Maha Salem avec agences, Lundi, 12 novembre 2012

Israël a réagi vivement à un tir de mortier syrien sur la partie occupée du plateau du Golan. L’Onu appelle à la retenue.

La tension monte entre la Syrie et l’Etat sioniste. L’armée israélienne a tiré dimanche dernier des coups de semonce en direction de la Syrie, après la chute d’un obus de mortier syrien dans la partie du Golan occupée par Israël, premier incident du genre depuis près de 40 ans.

Agressif, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a averti qu’Israël réagirait « plus durement » en cas de nouveaux tirs syriens. « Un nouveau tir vers le territoire israélien provoquera une réaction plus dure, dont la Syrie paiera le prix », a prévenu M. Barak, en expliquant dans un communiqué que le tir de sommation de dimanche devait être interprété comme « le signe qu’Israël ne tolérera pas de bombardements contre (son) territoire ».
L’armée israélienne a précisé qu’un obus de mortier a touché un poste de l’armée israélienne sur le plateau du Golan près de la frontière israélo-syrienne, dans le cadre du conflit interne en Syrie. Outre les tirs de semonce, Israël a déposé une plainte auprès des forces de l’Onu stationnées sur le Golan, accompagnée d’un avertissement. « Les tirs émanant de Syrie vers Israël ne seront pas tolérés, et notre réponse sera sévère. Nous suivons de près ce qui se passe à notre frontière avec la Syrie, et là-bas aussi nous sommes prêts à tout développement », avait auparavant affirmé le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, en Conseil des ministres.
Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, a immédiatement appelé Israël et la Syrie à « la plus grande retenue. La Syrie et Israël doivent cesser leurs tirs quels qu’ils soient à travers la ligne de cessez-le-feu », a ajouté Ban Ki-moon, qui a déjà à maintes fois lancé des mises en garde contre une extension possible du conflit syrien dans les pays voisins : Israël, le Liban et la Turquie. Ban Ki-moon s’est également dit préoccupé par des informations sur des escarmouches entre les forces du président syrien Bachar Al-Assad et les rebelles de l’opposition dans la zone démilitarisée du Golan. Aucun civil ni personnel de l’Onu n’aurait été blessé dans ces accrochages, selon l’Onu.
Les incidents sur le plateau du Golan se sont multipliés ces dernières semaines. A cet égard, Israël a récemment demandé au Conseil de sécurité de l’Onu d’agir après l’entrée de troupes syriennes dans la zone tampon sur le Golan, dénonçant « une dangereuse escalade qui pourrait avoir des implications importantes pour la sécurité et la stabilité de la région », a expliqué l’ambassadeur israélien à l’Onu, Ron Prosor.
Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie. Malgré l’occupation et l’annexion par Israël d’une partie du Golan syrien, que la communauté internationale n’a pas reconnue, les deux pays n’y ont pas connu d’affrontement notable depuis près de 40 ans.
A la suite d’un accord conclu entre les deux pays en 1974, quelque 1 200 membres non armés de la Force des Nations-Unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) patrouillent dans la zone de séparation, d’une largeur de 3 à 6 km.
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